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Dernière modification effectuée
le 18/04/2019
Cancer du col de l'utérus

On utilise le plus souvent la classification de la Fédération Internationale de Gynécologie Obstétrique, qui permet des comparaisons entre séries hospitalières depuis près de 40 ans. Une nouvelle édition date de 2019 (mise à jour récente)

Il est possible de se faire une idée des classifications grâce aux schémas suivants :

Le tableau suivant donne la classification de la FIGO (Fédération Internationale de Gynécologie Obstétrique).

Pour permettre un examen dans de bonnes conditions, la FIGO recommande dès que besoin de faire un examen gynécologique sous anesthésie générale (notamment pour bien évaluer l'atteinte des paramètres).

Pour la nouvelle classification, l'examen princeps, pour évaluer la taille de la lésion cervicale lorsqu'elle est petite, mais sypérieure à 10 mm, est l'IRM permettant des diagnostics très fins. Pour l'évaluation ganglionnaire, c'est le Pet-Scan qui l'emporte sur le scanner ou l'IRM, avec un taux de faux positifs estimé entre 4% et 15%. (N. Bhatta et al.)

Classification T

TNM

FIGO

Description

Tx
Tumeur primitive non évaluable
T0
Pas de lésion du col
Tis
St 0 Cancer in situ

T1

T1a

  • T1a1
  • T1a2

T1b

  • T1b1
  • T1b2

St I

IA

  • IA1
  • IA2

IB

  • IB1
  • IB2
  • IB3

Tumeur limitée au col de l'utérus

Tumeur non visible diagnostiquée par histologie (Invasion maximum < 5mm)

  • Invasion < 3 mm de profondeur
  • Invasion ≥ 3 mm et < 5 mm de profondeur

Tumeur avec invasion ≥ 5 mm, limitée au col de l'utérus

  • Lésion invasive ≥ 5 mm de profondeur et < 2 cm dans sa plus grande dimension
  • Lésion invasive ≥ 2cm et < 4 cm dans sa plus grande dimension
  • Lésion invasive ≥ 4 cm dans sa plus grande dimension

T2


T2a

T2b

St II


IIA

  • IIA1
  • IIA2

IIb

Tumeur dépassant le col,
mais n'atteint pas le tiers inférieur du vagin ou la paroi pelvienne

Atteinte du vagin limitée au 2/3 supérieur du vagin sans atteinte du paramètre

  • Lésion invasive < 4 cm dans sa plus grande dimension
  • Lésion invasive ≥ 4 cm dans sa plus grande dimension

Atteinte du paramètre mais non jusqu'à la paroi pelvienne.

T3


T3a

T3b

St III

IIIA

IIIb

IIIC

  • IIIC1
  • IIIC2

Tumeur atteignant le pelvis et/ou le 1/3 inf. du vagin et/ou ou entraîne une hydro-néphrose ou rein non muet et/ou atteinte ganglionnaire pelvienne ou para-aortique

Extension au 1/3 inf. du vagin, sans atteinte de la paroi pelvienne

Atteinte du paramètre jusqu'à la paroi ou hydronéphrose ou rein muet

Atteinte ganglionnaire quelle que soit l'invasion tumorale

  • Atteinte uniquement des ganglions pelviens
  • Atteinte intéressant les ganglions lombo-aortiques

T4

 

 

Stade IV

St IVa

St IVb

Extension au-delà du pelvis (prouvée par biopsie) à la muqueuse vésicale ou rectale ou à des organes distants

Envahissement rectum ou vessie (mais pas seulement un œdème bulleux vésical)

Métastase à distance.

M1

 

Classification N

N Description
NX On ne peut décrire l'état des ganglions régionaux
N0 Pas d'atteinte ganglionnaire régionale
N1 Adénopathies régionales métastatiques

Résultats thérapeutiques observés

Bien que la classification ne soit pas toujours la même, il est clair que le stade joue de façon importante sur la survie des patientes.

De façon grossière, on peut classer les données globales issues du SEER (NCI) selon que la lésion est localisée, plus évoluée localement, ou généralisée.

Données issues du SEER - 2011 - 2015

Si on distingue un peu plus finement les stades, on obtient les graphiques suivants.

Données issues de la Nationa Cancer Database UK

Intérêt de la nouvelle classification

Koji Matsuo et al, à propos de la révision de 9.000 dossiers de patientes classée 1B1, 1B2 ou 1B3 ont montré qu'à 5 ans, la survie actuarielle spécifique est de 97% (Stade 1B1), 92,1 % (Stade 1B2) et de 83,1% (Stade 1B3).

Pour les stade III, ils montrent que les stades IIIA (1.033 patientes) et IIIB (3.812 patientes), c'est à dire avec une atteinte centrale majeure, ont un pronostic beaucoup plus sévère que les stades IIIC (6.888 patientes), c'est à dire avec découverte d'un ou plusieurs ganglions positifs, quelle que soit l'invasion tumorale centrale. La survie actuarielle spécifique s'établit à 46% pour les stades IIIA, 42,6% pour les stades IIIB et 62.1% pour les stades IIIC1, avec des valeurs dispersées.

En réalité, c'est l'invasion centrale qui explique la grande disparité observée pour les stades III C : 74.8% en cas de T1N1,58.7% en cas de T2N1 et de 39.3% pour les stades T3N1.

La technique du ganglion sentinelle, utilisant soit la méthode isotopique au 99mTc-colloid ou le colorant bleu permet, en post-opératoire, d'affirmer la présence de ganglions positifs, avec une sensibilité de 97% en utilisant les deux techniques, 88% avec la technique isotopique seule et 81% avec la technique au bleu, utilisée seule.

Influence de l'âge sur la fréquence et le pronostic

L'influence de l'âge sur le pronostic tient compte d'un diagnostic plus tardif chez la femme plus âgée (moins de frottis systématiques) et aussi des pathologies associées, ayant une répercussion sur la tolérance des traitements.

 

Résultats des traitements à l'échelle européenne

La survie des femmes atteintes d'un cancer du col de l'utérus est variable d'un pays européen à l'autre, mais cela reflète probablement l'attitude des femmes vis-à-vis du dépistage, plus que les possibilités thérapeutiques offertes par chacun des états.


Données issues de la Nationa Cancer Database UK

Bibliographie

Cancer of the cervix uteri : FIGO Cancer Report 2018
N. Bhatla et al,
Int J Gynecol Obstet 2018 :143 (Suppl. 2) ;22–36

Validation of the 2018 FIGO cervical cancer staging system
Koji Matsuo et al,
Gynecologic Oncology 2019 : 152 ; 87–93

EER Survival Monograph: Cancer Survival Among Adults: US SEER Program, 1988-2001, Patient and Tumor Characteristics
SEER - NCI
NCI

Annual report on the results of treatment in gynecological cancer. Twenty-first volume.
Statements of results obtained in patients treated in 1982 to 1986, inclusive 3 and 5-year survival up to 1990.
Int J Gynaecol Obstet. 1991 Sep;36 Suppl:1-315

Sentinel lymph node detection in early stage uterine cervix carcinoma: A systematic review
J. Van de Lande et al,
Gynecologic Oncology 2007 : 106 ;  604–613

Un site très intéressant pour l'anatomo-pathologie du col utérin est celui de Webpath de l'Université de Floride.

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