BareCote
Lien RSS

Contact

Ce site respecte les principes de la charte HONcode de HON Ce site respecte les principes de la charte HONcode.
Vérifiez ici.


Dernière modification effectuée
le 24-04-2019
Procédures radiologiques

Elles permettent très souvent d'objectiver les lésions soupçonnées cliniquement, mais aussi mettent en évidence de nouvelles lésions, changeant le stade et donc les possibilités thérapeutiques.

Les principaux examens pratiqués sont :

1. La radiographie pulmonaire,

Cet examen simple est très utile pour le diagnostic de tumeurs primitives, de métastases pulmonaires, des localisations pleurales ou des lésions pariétales, ainsi que pour l'étude des complications infectieuses ou des fibroses pulmonaires post-thérapeutiques.

Comme la radiographie pulmonaire peut être obtenue avec un délai très court (en comparaison avec un scanner ou une IRM), il ne faut pas hésiter à demander cet examen simple qui apporte beaucoup d'informations.

Il faut savoir la demander régulièrement et le scanner thoracique ne l'a pas remplacée pour deux raisons simples : 

          • elle est beaucoup plus facile à obtenir qu'un scanner (délai moyen d'attente de l'ordre d'une heure ou deux contre parfois une quinzaine de jours) 
          • elle donne des renseignements suffisamment détaillés dans un bon nombre de cas.

    Sauf dans le cadre des études cliniques de type phase II, il est inutile de savoir s'il y a plus de 3 ou 4 métastases pulmonaires quand il n'y a pas de traitement actif à proposer.

2. Les radiographies osseuses standard

Elles objectivent soit une tumeur primitive, soit plus souvent des métastases qui peuvent être de trois types :

        • soit lytiques : disparition localisée de la structure osseuse (métastases d'un cancer du rein, du poumon, des voies aéro-digestives, etc.),
        • soit condensantes : aspect densifié localisé de la structure osseuse (métastases d'un cancer du sein, de la thyroïde ou de la prostate),
        • soit mixtes.

La pratique des radiographies osseuses standard est indispensable en cas de douleur évoquant un syndrome pré-fracturaire. 

Elle permet de faire un diagnostic rapide et urgent, notamment lors des risques de compression médullaire (par la recherche de tassements vertébraux irréguliers et la disparition des pédicules).

Elle peut être guidée par la pratique de la scintigraphie osseuse.

L'IRM (cf. plus bas) complète souvent de façon heureuse les investigations osseuses, mais là aussi, la facilité d'obtention d'un cliché osseux en urgence est bien plus grande que celle pour obtenir une IRM.

3. La mammographie

Elle constitue l'examen de choix pour diagnostiquer un cancer du sein.

La technique s'est beaucoup améliorée au cours des dix dernières années.

Des tumeurs d'environ 4 à 5 mm sont souvent détectées (tumeurs infra-cliniques) : typiquement, on observe une image d'opacité dense, stellaire, mal limitée, au sein de laquelle on retrouve des microcalcifications typiques.

Des prélèvements, en condition stéréotaxique, permettent d'obtenir une cytologie voire une histologie.

4. Le scanner

Le scanner est un des examens de choix pour le diagnostic des tumeurs au niveau du crâne, du cou, du thorax, de l'abdomen ou du pelvis.

Les lésions (tumeur primitive, ganglions profonds, métastases), dont la taille est supérieure à 1 cm, sont assez faciles à repérer.

Le renforcement du contraste de la lésion par un produit iodé est assez caractéristique d'une lésion cancéreuse.

Les appareillages modernes (clichés hélicoïdaux et appareils multi-barrettes) permettent d'obtenir de fines coupes jointives pour un minimum d'irradiation du sujet, en un temps court éliminant les artéfacts entraînés par les mouvements de la respiration et abaissent le seuil de détection des lésions pathologiques.

Le scanner permet de repérer les lésions profondes et de proposer des ponctions biopsies effectuées en vue d'obtenir une preuve histologique de cancer.

En outre, le scanner constitue un instrument irremplaçable pour définir les volumes cibles tumoraux et calculer la dosimétrie prévisionnelle avant la radiothérapie.

La lecture du scanner se fait sur l'ordinateur du radiologue ou avec le disque de l'examen qui est fourni au patient. Ainsi, on peut étudier la tumeur ,non seulement sur une coupe comme avec toutes les images de démonstration, mais en faisant varier la profondeur de la coupe, on peut confirmer l'hétérogénéité de l'image et la localisation des tumeurs vis-à-vis des structures adjacentes.

5. La résonance magnétique nucléaire

La résonance magnétique nucléaire donne des résultats intéressants dans les tumeurs neurologiques et osseuses.

Sa définition actuelle est moindre que celle des scanners, mais les appareils sont de plus en plus performants et rapides.

Les indications se multiplient en se différenciant des indications du scanner.

Notamment, des études sont en cours pour objectiver les changements induits par la chimiothérapie ou la radiothérapie, et prédire ainsi la réponse au traitement.

Une autre utilisation de l'IRM semble être la surveillance des tumeurs irradiées (notamment le cancer du sein).

La même remarque (que pour la lecture d'un scanner, peut être faite concernant la lecture des examens IRM : intérêt de les étudier avec les logiciels de lecture, généralement fournis sur le CD Rom de l'examen et pouvant s'installer d'emblée.

6. Autres examens radiologiques

La lymphographie pédieuse, qui avait comme indication principale, le bilan des lymphomes, et pour certaines équipes dans le bilan des cancers du col utérin, a perdu de son intérêt, au profit du scanner.

Les examens angiographiques sont moins utilisés qu'avant : ils permettent de montrer la vascularisation anarchique des tumeurs (tumeurs rénales ou cérébrales notamment). On peut s'en servir aussi pour certains actes thérapeutiques comme la chimio-embolisation ou la chimiothérapie intra-artérielle.

Compteur français