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Dernière modification effectuée
le 23/11/2016
Plan cancer : aspect recherche

Assurer le transfert rapide des avancées
de la recherche au bénéfice de tous les malades

Comme l'indique le plan cancer 2009-2013, "l’un des grands enjeux actuels de la recherche sur le cancer porte sur l’équilibre entre le soutien important à la recherche fondamentale, génératrice de progrès souvent imprédictibles, et une recherche appliquée dont l’objectif est d’aboutir rapidement à des médicaments ou techniques ayant des conséquences sur le traitement des patients."

D'où l'idée de soutenir des 'centres de recherche intégrée' avec l'association de (et la communication active entre) de recherche fondamentale, de recherche clinique et de recherche épidémiologique et en sciences humaines pour pouvoir progresser ensemble.

La transposition rapide de ces recherches à la clinique constitue un axe prioritaire. La meilleure compréhension des inégalités de santé face au cancer (en incluant les associations de malades) doit permettre d'apporter des réponses adaptées et efficaces.

Mesure 1 : Renforcer les moyens de la recherche pluridisciplinaire

Renforcer la recherche translationnelle par des financements dédiés sur appels à projets et par une politique de sites de recherche pluridisciplinaires labellisés.

Soutenir, par l’attribution de bourses, la formation des acteurs de la santé et de la recherche à la recherche translationnelle.

Structurer et stimuler la recherche dans les phases précoces d’essais de nouveaux médicaments anticancéreux.

Établir des partenariats de recherche et développement entre les laboratoires internationaux et les acteurs de la recherche en cancérologie fédérés dans l’Institut Thématique Multi-Organismes Cancer

Renforcer les interactions entre les structures de valorisation de la recherche publique et les acteurs économiques pour suivre et accompagner les projets à potentiel de développement économique.

Mesure 2 : Comprendre par la recherche les inégalités face au cancer pour les réduire.

Développer des appels à projets récurrents de recherche pour comprendre les déterminants des inégalités face au cancer et évaluer les actions de santé publique permettant de réduire ces inégalités.

Mobiliser les cancéropôles pour animer et développer des programmes de recherche sur les déterminants géographiques des inégalités avec les acteurs scientifiques, les acteurs de santé publique et de santé. Les résultats des programmes doivent se traduire en actions de terrain, validation et extension à la population ciblée.

Mesure 3 : Caractériser les risques environnementaux et comportementaux.

Développer une recherche en épidémiologie analytique plus réactive s’appuyant sur des sites référents.

Réactiver une recherche compétitive en toxicologie, en génétique et épidémiologie moléculaire et en recherche clinique interventionnelle par des appels à projets.

Renforcer le partenariat Afsset-INCa-ANR (Agence Française de Sécurité Sanitaire Environnementale
et du Travail, Institut National du Cancer et Agence Nationale de la Recherche) sur les actions du Programme national santé environnement PNSE2 et organiser en 2011 un colloque international pour faire le point sur les risques environnementaux et comportementaux.

Mobiliser les acteurs en santé publique, santé animale (écoles vétérinaires et Inra) et environnement (Agence Française de Sécurité Sanitaire Environnementale et du Travail) pour lancer des appels à projets et financer des équipes de recherche sur programmes dédiés notamment aux thématiques suivantes : impact de l’environnement, développement de modèles d’estimation des effets liés à des expositions multiples pour des  agents chimiques, biologiques et/ou physiques, étude de biomarqueurs de prédiction précoce de la transformation et de susceptibilité.

Financer de grandes cohortes nationales généralistes adossées à des collections biologiques, notamment sur appel à projets lancé par l’IReSP (Institut de recherche en santé publique) avec le soutien des ministères en charge de la recherche et de la santé. La réflexion sur ces projets devra être coordonnée avec celle des autres pays européens.

Développer en finançant aux côtés de l’Agence Nationale de la Recherche des approches multidisciplinaires de la modélisation des processus biologiques complexes (biologie des systèmes).

Mesure 4 : Dynamiser la recherche clinique.

Soutenir, structurer et suivre par des appels à projets nationaux compétitifs annuels la recherche clinique en cancérologie par le PHRC  Cancer (Programme Hospitalier de Recherche Clinique).

Augmenter l’inclusion dans les essais cliniques en cancérologie. (Vers les objectifs de 60 % dans les cancers des enfants, 40 % en hématologie maligne, 10 % dans les métastases de tumeurs solides, 5% en oncogériatrie).

Prendre l’avis des comités de patients sur les protocoles de recherche clinique en articulation avec la consultation des comités de protection des personnes (CPP).

Organiser le recueil d’informations entre les agences et les opérateurs de la recherche clinique et les rendre publiques.

Soutenir les recherches portant sur la qualité de vie des patients pendant le cancer et après la maladie.

Développer la coopération internationale dans les essais cliniques.

Diffuser de manière régulière les informations relatives aux progrès de la recherche contre le cancer

Mesure 5 : Faire de la France une référence internationale.

Élaborer les modifications de structuration nécessaires à l’harmonisation de la programmation et du financement des recherches sur le cancer et établir une concertation annuelle avec les autres instituts thématiques et l’ANR pour coordonner la programmation des recherches transversales. Établir ce type de concertation sur les programmes avec les associations participant au financement de la recherche sur le cancer.

Soutenir l’effort de structuration et d’animation régionale et interrégionale des cancéropôles : coordination des équipes, mobilisation de nouvelles équipes dans ce domaine, articulation avec les universités, les hôpitaux et les organismes dans le choix d’équipements dans la région, relations avec les industries (technologie et médicament) et les régions. Cet effort est coordonné avec la politique de sites labellisés de recherche intégrée.

Maintenir le niveau de financement de la recherche sur projets libres à l’initiative des investigateurs, sur des programmes de 4 à 5 ans, à 50 % des appels à projets de recherche de l’INCa.

Soutenir le programme de génomique du cancer dans le cadre du Consortium international de génomique du cancer (ICGC).

Développer la coopération internationale en recherche et en santé publique contre le cancer en mobilisant le ministère des affaires étrangères, l’INCa, l’IRD (Institut de Recherche pour le Développement) et l’ANRS (Agence Nationale de Recherche sur le Sida), notamment sur des programmes de formation des médecins et des paramédicaux.

Renforcer la capacité à mesurer la productivité scientifique résultant des programmes de recherche.