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Dernière modification effectuée
le 23/11/2016
Plan cancer : la recherche

Une évaluation réaliste de ce qui a été fait et de ce qui n'a pu être réalisé

Au cours de l'année 2008, l'INCa a réalisé un bilan assez exhaustif des réalisations et des insuffisances de mise en pratique du plan cancer. Plutôt que de paraphraser sur les conclusions, il m'est apparu plus intéressant de constituer un tableau (simplifié) des points forts et points faibles : (texte légérement simplifié par mes soins).

Actions d'observation

Points forts
Points faibles
Augmentation du nombre et de l'action des registres
  • Amélioration de la couverture par registres : 3 nouveaux registres dans départements à forte densité, en attente de qualification
  • Système national d’enregistrement automatique du cancer (SENAC)
  • Analyses épidémiologiques régionales par INVS et assistance aux politiques régionales : InVS est membre de droit des GRSP
  • Partenariat InVS, CIRC, REGISTRE dans le cadre de GLOBOCAN
  • Système d’observation épidémiologique actuel lourd à développer (lenteur de la collecte et de la vérification des données)
  • Blocage de la remontée des données ana path
  • Décalage entre production de données et besoins en suivi des politiques

Actions de prévention

Points forts
Points faibles
Lutte contre le tabagisme
  • Elan volontariste amplifiant la lutte contre le tabac
  • Actions d’aide et d’accompagnement au sevrage.
  • Prise de conscience de la toxicitédu tabac.
  • Prise de conscience des effets délétères du tabagisme passif (travailleurs des cafés,..)
  • Poursuite de la décroissance du nombre de fumeurs surtout chez les femmes et les jeunes.
  • Dénormalisation du tabac dans la société.
  • Renforcement des pratiques de commerces parallèles.
  • Aggravation des inégalités sociales suite aux hausses répétées du prix du tabac
  • Nombre de fumeurs encore trop élevé (chez les prévalence du tabagisme diminuant seulement de 34.5% en 1999 à 31.8% en 2006).
Lutte contre l'alcoolisme
  • Baisse continue de la consommation d’alcool.
  • Renforcement des législations déjà en cours.
  • Amélioration du dispositif d’aide au sevrage.
  • Mesures prises au titre de la sécurité routière.
  • Notion française de de caractère convivial, social et culturel de la consommation d’alcool.
  • Difficultés mettre en place des mesures sectorielles visant des publics restreints
  • Absence de prise en compte des incitations commerciales ciblées sur les jeunes (happy hours, open bar, sponsoring des soirées étudiantes, les premix…).
  • Sous estimation des nouvelles tendances de consommation (alcoolisations aiguës chez les jeunes, etc.).
Cancers professionnels
  • Développement d’outils de surveillance des personnes exposées à des risques cancérigènes sur les lieux de travail (matrices emplois expositions…).
  • Amélioration des dispositifs de contrôle des substances cancérigènes en lien avec réglementations européennes et contrôles en entreprises
  • Amélioration de moyens de production d’indicateur
  • Faiblesses du système d’information pour le renseignement du travail
  • Difficultés dans la transpostiondes réglementations européennes
  • Difficulté de la surveillance spécifique des personnes exposées après leur départ àla retraite
  • Manque d’articulations entre les différents plans
Cancers environnementaux
  • Etudes spécifiques pour explorer les déterminants environnementaux des cancers
  • Elaboration du PNSE 2
  • Campagne d'information sur le risque d'exposition solaire.
  • Manque d'articulation avec les autres plans
Problèmes nutritionnels
  • Etudes scientifiques sur le lien entre nutrition et survenue des cancers
  • Information de référence dans le domaine de la consommation alimentaire.
  • Coordination avec le Programme National Nutrition Santéa étéréalisé.
  • Prise de conscience de l’importance de manger des fruits et légumes
  • Confusion entre hygiène alimentaire et nutrition.
  • Pas de prise en compte de la pénétration de certains compléments alimentaires sur le marchéfrançais.
  • Promotion insuffisante de l’activité physique
  • Persistance de publicités inadéquates malgré le PNNS.
  • Aucune étude sur les inégalités sociales : (prix des fruits et légumes)
  • Développement insuffisant de la prévention nutritionnelle chez les personnes à risques
  • Exploitation et détournement des messages nutritionnels à des fins mercantiles

Actions de dépistage

Points forts
Points faibles
Généralisation du dépistage
  • Généralisation de programmes organisés, encadrés et évalués-
  • Cancer du sein : depuis le 1er semestre 2004
  • Cancer colorectal : généralisation probable 1ersemestre 2008
  • Stratégie vis-à-vis du dépistage du cancer du col utérin et du recours au test HPV
  • Prise en compte du dépistage du cancer de la prostate
Structuration du pilotage des programmes
  • Mise en place de structures, intégrant l’ensemble des acteurs impliqués,
  • Développement et harmonisation d’outils de pilotage-
  • Groupe nationaux de suivi, Groupes thématiques
  • Budgets spécifiques
  • Adhésion insuffisante aux programmes organisés,
  • Persistance d’un dépistage individuel (cancer du sein)
Evaluation du dispositif de dépistage
  • Procédures automatiséesde contrôle de qualité
  • Tableaux de bords des indicateurs
  • Optimisation du format d’extraction des données
  • Consolidation et évolution du dispositif de dépistage dans son organisation, ses modalités d’évaluation, sa qualité
  • Améliorer l’articulation avec le soin, et la prise en compte des effets délétères potentiels d’un dépistage systématique
Amélioraton de la connaissance des dépistages
  • Nombreuses actions à destination des professionnels de santé et de la population visant à améliorer la connaissance des cancers et de leur dépistage.
 
Amélioration de la connaissance des freins au dépistage
  • Etude qualitative : représentation et freins (Observatoires)
  • Etude quantitative : déterminants sociodémographiques et d’accès aux soins
 

Actions de soins

Points forts
Points faibles
Réponses aux demandes exprimées par les malades (Etats généraux)
  • Dispositif d’annonce
  • Programme Personnalisé de Soins après Réunion de Concertation Pluridisciplinaire.
  • Délais de généralisation des mesures (ex: annonce – soins support - 3C)
  • Information médicale des patients
  • Accompagnement continu des patients au-delà du traitement initial, notamment dans les périodes charnières (entre traitement curatif et surveillance, rechutes, décisions de non traitement et soins palliatifs).
Exigence de qualité de l'organisation des soins
  • Conditions de délivrance des autorisations pour les établissements de santé qui traitent les malades atteints de cancer
  • Diffusion de critères de qualité de la prise en charge
  • Diffusion de référentiels de pratique clinique
  • Coordination des acteurs hospitaliers au sein de réseaux régionaux
  • Déploiement et utilisation du DCC ainsi que son articulation avec le DMP
  • Mise en place des 3C et articulation avec les réseaux régionaux de cancérologie
  • Délais d’accès à l’imagerie (notamment pour la surveillance)
  • Articulation entre la prise en charge hospitalière et la prise en charge en ville (hors HAD)
  • Articulation entre les professionnels libéraux de ville
Exigence de qualité des traitements
  • Diffusion de critères d’agrément portant sur la chirurgie, la radiothérapie et la chimiothérapie
  • Diffusion des recommandations de pratique clinique et des référentiels de bon usage des médicaments innovants
  • Diffusion de critères spécifiques à la cancérologie pédiatrique et gériatrique
  • Développement de la prise en charge en HAD
  • Prise en compte de la qualité de vie des malades (soins de support), dont douleur, soutien psychologique, accompagnement social, nutrition….
  • Développement de l’accès aux soins palliatifs
  • Formation des professionnels de ville au suivi de la prise en charge des malades atteints de cancer
Renforcement et modernisation des plateaux techniques
  • Développement de l’imagerie TEP scan (de 10 à 62)
  • Modernisation importante du parc de radiothérapie
  • Déploiement de moyens de visioconférence
  • Soutien aux tumorothèques sanitaires
  • Structuration de 26 plateformes régionales de génétique moléculaire
  • Absence de financement des mesures 49 et 51 (anatomopathologie – actes médico-techniques)
Renforcement des moyens humains
  • Financement de postes médicaux, paramédicaux et de postes de psychologues
  • Financement de postes de radio physiciens et soutien à leur formation
  • Soutien à la formation des personnels hospitaliers (ANFH) et équipes formatrices annonce
 

Actions de formation en cancérologie

Points forts
Points faibles
Augmentation des moyens humains
  • Assouplissement des maquettes du DESC et du DES permettant de rendre les filières plus attractives.
  • Collaboration engagée entre l’INCa, les enseignants (coordonnateurs DES et DESC; CNEC; CNU) et les associations d’internes pour la tenue de la comptabilitédes effectifs nationaux
  • Une meilleure organisation des formations continues et une cible élargie en cancérologie (dentistes, pharmaciens).
  • L’obtention de plusieurs informations requises pour répondre àcertaines mesures du Plan Cancer s’avère difficile du fait de la multiplicitédes sources éclatées (postes)
  • L’organisation sur le plan national de la FMC n’a pu être effective qu’en début 2007 (décret d’affectation des budgets)
  • Pas d'augmentation nette de création de postes répondant aux besoins de formation.

Actions de recherche

Points forts
Points faibles
Création des Cancéropôleset financements structurels
  • 7 Cancéropoles 2003
  • 900 équipes sur le territoire
  • 2007-2010 : Programme PROCAN
  • Financement Actions Concertées Incitatives sur deux ans
  • Faiblesse des actions internationales
Mise en place des appels à projets thématisés
  • Programmes Nationaux d’Excellence Spécialisés (PNES)
    • Réseaux de recherche nationaux rassemblant chercheurs et cliniciens.
    • Cancers du Poumon : 24 équipes, 6 biobanques,
    • Cancers du Rein: 36 équipes,
  • Programmes d’actions intégrées de recherche (PAIR)
    • Formes précoces du colorectal,
    • Lymphomes,
    • Cancers hépatocellulaires
 
Recherche translationnelle
  • Recherche initiée par des avancées fondamentales, des constats épidémiologiques ou des observations cliniques, et devant se traduire par des progrès dans le diagnostic et le traitement du cancer
  • 222 projets financés
  • Dans la moitiédes cas, projets portant sur l’identification de marqueurs diagnostiques, pronostiques ou de réponse thérapeutique
  • Soutien à la formation des médecins àla recherche expérimentale et formation des scientifiques aux problématiques médicales
  • Soutien de la DHOS pour un programme récurrent paritaire Santé-Recherche
 
Recherche clinique coordonnée
  • Financement pérenne de la gestion scientifique de l’INCa
  • Personnels de recherche clinique et Equipes Mobiles de Recherche Clinique
  • Mesures de soutien aux techniques innovantes
  • Augmentation du nombre de patients inclus dans les essais cliniques (de 5,8-6,7% en 2002 à7,4-8,5% en 2006)
  • 11 Centres de Traitement des Données
  • Registre français des essais cliniques: information sur internet des patients et des professionnels sur les essais cliniques en cours
  • PHRC compétitifs
  • Incitation à des recherches sur :
    • L’onco-gériatrie,
    • L’onco-pédiatrie,
    • Les grands essais multicentriques de stratégie thérapeutique
    • Les sciences humaines et sociales
    • La recherche translationnelle
 
Génotypage des tumeurs et génétique des cancers
  • Programme national 'Génomique et cancer'
    • Gènes de prédisposition aux cancers (cancers du poumon et du rein)
    • Carte d’Identitédes Tumeurs
    • Analyse du transcriptome de plusieurs localisations tumorales: foie, colon, sein, cancers pédiatriques, poumon.
    • Structure du génome tumoral
  • Tumorothèques et ressources biologiques
    • 60 tumorothèques ; 22 réseaux régionaux à visée sanitaire à financement pérenne
    • Recommandations nationales (charte nationale INCa)
    • TumorothèqueVirtuelle Nationale INCa
  • Insuffisance d’utilisation des ressources biologiques pour la recherche
Conditions et qualité de vie des patients
  • Enquête conditions et qualitéde vie des patients, 2 ans après le diagnostic du cancer
  • Qualitéde vie dégradée sur le plan physique, non affectée pour la relation avec autrui
  • Grande satisfaction du suivi médical par les patients (70% des patients)
  • Satisfaction pour la qualité et la quantité d’informations reçues (90% des patients)
  • Près de 20% des malades ont perdu ou quitté leur emploi après deux ans
 

Actions sociales

Points forts
Points faibles
Accès aux emprunts
  • Amélioration du dispositif d’accès des patients et de leur famille à l’assurance de leurs emprunts bancaires
  • Examen du dossier garanti (3 niveaux)
  • Délais d’instruction des dossiers plus courts et motivation des refus
  • Inclusion de l’invalidité dans le champ de la convention
  • Garanties alternatives
  • Dispositif d’information, de médiation et de suivi
  • L’insertion professionnelle, maintien et retour à l’emploi
    • déficit d’information sur les dispositifs existants de maintien dans l’emploi,
    • conditions de reconstitution d’un nouveau délai d’indemnisation et délai d’intégration dans l’emploi non assouplis,
    • disparité des dispositifs suivant les statuts
Aide à l'achat de prothèses
  • Doublement du tarif de base de remboursement d’une prothèse capillaire
  • Clarification du marché des vendeurs de perruques
  • Prise en charge financière à 100% d’un type de prothèse mammaire
  • L’importance des dépassements de prix
    restant à charge du patient
    • (prothèses mammaires et sous-vêtements adaptés, surcoût prothèses capillaires, matériel stomies, frais dentaires post traitement…)
Reconnaissance et renforcement du rôle des associations
  • Textes réglementaires structurant les relations association/hôpital au sein des établissements de santé
  • Développement des structures associatives d’accueil et d’information au sein des hôpitaux (ERI, EIL, Maisons des patients, Maisons des usagers, Espaces famille…)
  • Implication du rôle des associations de patients et associations de parents d’enfants malades dans la recherche clinique
 
Accompagnement des jeunes malades
  • Meilleur accompagnement des parents d’enfant malade et soutien des proches
  • Assouplissement de l’APP : création de l’allocation journalière de présence parentale (AJPP)
  • Création d’un congé de soutien familial
  • Soutien aux associations (appel à projets annuel INCa)
 
Aide à domicile
  • Ouverture de l’accès aux SSIAD sans condition d’âge aux personnes atteintes d’une ALD
  • Le recours aux aides à domicile : difficultés de mobilisation des aides adaptées dans les délais requis (services àla personne, aides financières)