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Dernière modification effectuée
le 23/11/2016
Plan cancer : le dépistage

Des soins de meilleure qualité centrés autour du patient

Les patients et leurs proches qui ont eu à faire face à l’épreuve du cancer le savent d’expérience : l’annonce de la maladie constitue un traumatisme. Cette annonce ne doit plus être brutale et impersonnelle, comme c’est encore parfois le cas, mais prendre en compte et soutenir la personne, au delà du seul patient.

Il faut donner au patient toutes ses chances de guérison, quel que soit le lieu de son traitement. Cela requiert une coordination des soins autour du patient, le respect des bonnes pratiques cliniques, disponibles en cancérologie pour presque tous les types de cancer, et l’accès le plus large possible aux équipements et aux traitements innovants.

Il faut humaniser l’accompagnement thérapeutique des personnes malades. Il s’agit de rééquilibrer la relation entre le médecin et le malade et de donner aux patients toutes les informations qui pourront les aider à mieux s’orienter dans la complexité du système de santé. Le plan vise à transformer radicalement la façon dont le cancer est soigné en France.

Il comprend quatre orientations :

Coordonner systématiquement les soins en ville et à l’hôpital autour du patient

    29. Assurer d’ici quatre ans la couverture de l’ensemble des régions françaises par un réseau régional du cancer coordonnant l’ensemble des acteurs de soins.

    30. Assurer, au sein de chaque région, la constitution d’un pôle régional de cancérologie.

    31. Faire bénéficier 100% des nouveaux patients atteints de cancer d’une concertation pluridisciplinaire autour de leur dossier. Synthétiser le parcours thérapeutique prévisionnel issu de cette concertation sous la forme d’un “programme personnalisé de soins” remis au patient.

    32. Identifier des Centres de Coordination en Cancérologie (3C) dans chaque établissement traitant des patients cancéreux.

    33. Faciliter la prise en charge et le suivi de proximité des patients atteints de cancer par une meilleure insertion des médecins généralistes dans les réseaux de soins en cancérologie.

    34. Assurer d’ici 2007 l’existence d’un dossier communiquant au sein de chaque réseau de cancérologie.

    35. Favoriser la diffusion large et surtout l’utilisation des recommandations de pratique clinique et leur accessibilité aux patients.

    36. Établir des critères d’agrément pour la pratique de la cancérologie dans les établissements publics et privés.

    37. Améliorer la prise en charge des enfants atteints de cancer par la mise en place d’une organisation adaptée aux soins.

    38. Mieux adapter les modes de prise en charge et les traitements aux spécificités des personnes âgées.

Donner l’accès à l’information pour que les patients qui le souhaitent puissent être acteurs de leur combat contre la maladie

    39. Rendre le système de prise en charge du cancer transparent et compréhensible pour les patients en développant, au plus près des lieux de vie, les points d’information sur le cancer.

    40. Permettre aux patients de bénéficier de meilleures conditions d’annonce du diagnostic de leur maladie.

    41. Faciliter la chimiothérapie à domicile et plus généralement les soins à domicile.

Être plus attentif aux personnes malades et à leurs attentes

42. Accroître les possibilités pour les patients de bénéficier de soins de support, en particulier prise en compte de la douleur et soutien psychologique et social.

43. Soutenir le développement des soins palliatifs, dont 80% de l’activité est consacrée au cancer, dans le cadre du programme national de développement des soins palliatifs.

Offrir l’accès le plus large à l’innovation diagnostique et thérapeutique

44. Augmenter nettement le parc d'appareils de diagnostic et de suivi des cancers (IRM, scanner, TEP) avec les moyens et ressources humaines adéquates, afin de réduire les attentes à l’accès à ces dispositifs et de favoriser des diagnostics plus précoces, en particulier pour les cancers de l’enfant et les cancersà évolution rapide.

45. Rénover rapidement le parc d'appareils de radiothérapie, afin de stopper le retard pris depuis plusieurs années, et de mettre à disposition des patients les techiques nouvelles, plus efficaces et moins invalidantes.

46. Rapprocher les modes de financement des médicaments et dispositifs onéreux et innovants dans le public et le privé afin de garantir une équité d’accès à ces dispositifs pour les patients.

47. Développer l’évaluation des nouvelles molécules de cancérologie, par un suivi public des études post-AMM.

48. Répondre à la surcharge actuelle des structures de soins dans le domaine de la cancérologie, en redonnant aux médecins et soignants plus de temps médical

49. Développer l’anatomopathologie et l’hématologie biologique en favorisant l’implantation hospitalière des innovations diagnostiques validées.

50. Poursuivre le programme de soutien à la création et au renforcement des tumorothèques hospitalières à visée thérapeutique.

51. Moderniser la cotation de certains actes médicaux ou soignants, lorsqu’elle est inadaptée, afin de favoriser les meilleures pratiques.

52. Favoriser des mesures adaptées à la situation des DOM TOM.

53. Rechercher un mécanisme de financement des soins du cancer incitatif aux meilleures pratiques, en conduisant une expérimentation pilote de tarification à la pathologie des réseaux de soins en cancérologie.