Il s'agit dans ce chapitre uniquement des infections parasitaires opportunistes rencontrés dans notre pays et non des infections parasitaires pouvant survenir chez des sujets ayant séjourné dans des pays où existent des endémies de parasitoses.
Pneumocystose
Il s'agit d'une infection par un parasite pulmonaire : pneumocystis carinii (champignon ou protozoaire), qui survient chez les malades immuno-déprimés (SIDA, mais également chimiothérapie intensive).
La clinique peut être insidieuse : toux, dyspnée progressivement plus intense, cyanose. L'examen clinique est peu significatif. Les images radiologiques ne sont pas spécifiques (images réticulaires intersticielles diffuses. Certains ont proposé une scintigraphie au Gallium pour orienter le diagnostic vers la pneumocystose.
Le diagnostic est fait par lavage alvéolaire ou biopsie pulmonaire par la mise en évidence du parasite.
Le traitement fait appel à la pentamidine (Pentacarinat™) et l'association sulfaméthoxazole-triméthroprime (Bactrim™, Eusaprim™), à l'atovaquone (Malarone™, Wellvone™).
Toxoplasmose
Il s'agit d'une complication assez rare chez les malades immunodéprimés par la chimiothérapie, hormis au cours de la maladie de Hodgkin.
L'atteinte se fait surtout sous forme de méningo-encéphalite : état confus, céphalées, vomissements, crises d'épilepsie, parésies diverses. Le scanner cérébral est normal, l'IRM montre des zones éparses de démyélinisation.
Le diagnostic est fait par la sérologie (IgM spécifique, technique ELISA).
Le traitement fait appel à la pyriméthamine(Fansidar™, Malocide™), à la sulfadiazine (Adiazine™, Flammazine™, Flammacerium™, Sicazine™), au cotrimoxazole (Bactrim™, Eusaprim™), à la spiramycine (Rovamycine™, Spiramycine™).
