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Dernière modification effectuée
le 19/07/2010
Infections virales

Les infections virales sont fréquentes au cours des traitements anti-mitotiques et chez les sujets immuno-déprimés. On note parfois la réapparition d'une pathologie virale.

Herpès

Le virus herpétique donne des infections fréquentes chez le sujet sain, mais qui revêtent une gravité particulière chez le sujet immuno-déprimé (au décours d'une chimiothérapie, après greffe médullaire, etc.).

Les lésions habituelles (gingivales, buccales, génitales, ou sur n'importe quelle partie du corps) peuvent devenir plus importantes et douloureuses, hémorragiques en cas d'hypo-plaquettose, et toucher également le tractus digestif (oesophagite).

Les formes oculaires (kératite dendritique) ne sont pas rares, de même que les formes encéphalitiques éventuellement nécrosantes (lésions diffuses ou temporales).

Le diagnostic est clinique.

Le traitement consiste dans l'utilisation de l'acyclovir (Zovirax™) sous forme locale et/ ou générale.

Zona

Au cours des traitements anti-mitotiques, on voit assez souvent survenir un zona, qui commence par des douleurs en ceinture ou le long d'un trajet veineux, souvent à type de brûlures, puis se manifeste par son éruption vésiculeuse localisée sur un dermatome typique. Il évolue le plus souvent vers la guérison, mais peut se compliquer soit d'hémorragies locales modestes et peut (rarement) entraîner des nécroses locales et surtout un syndrome douloureux post-zostérien.

La survenue d'un zona oblige souvent à suspendre la chimiothérapie.

On peut parfois observer une généralisation cutanée voire viscérale, avec atteinte hépatique, des corticosurrénales, des poumons et du cerveau.

Le diagnostic est clinique.

Le traitement par acyclovir (Zovirax™) doit être le plus précoce possible pour éviter les douleurs post-zostériennes, dont le traitement est assez délicat.

Cytomégalovirus

Il s'agit d'une affection relativement fréquente chez les malades transplantés et immuno-déprimés.

L'infection se manifeste le plus souvent sous forme pulmonaire, hépatique et gastro-intestinale. Les atteintes pulmonaires ou hépatiques peuvent être sévères.

Le diagnostic est fait par la sérologie spécifique.

Le traitement chez ces malades immuno-déprivés comporte le ganciclovir (Cymevan™) et le foscarnet (Foscavir™)

Virus respiratoire syncitial

Il entraîne essentiellement des troubles respiratoires : fièvre, toux, sinusite, pneumonie intersticielle pouvant aboutir à une insuffisance pulmonaire rapide.

Cette infection touche surtout les malades en situation d'immuno-dépression profonde.

Le traitement doit être rapide par ribavirine (Rebetol™).

Leuco-encéphalite multifocale progressive

Il s'agit d'une infection par un virus lent de type papova touchant surtout les sujets atteints du Sida, mais éventuellement les malades très immuno-déprimés. L'évolution aboutit à une détérioration neurologique très rapidement progressive, par démyélinisation progressive.

Il n'y a pas d'information particulière sur sa prévention ou son traitement.

Hépatite

C'est une manifestation fréquente en cancérologie essentiellement en rapport avec les transfusions sanguines que les patients doivent recevoir assez souvent (d'où l'intérêt des facteurs de croissance, notamment l'érythropoïétine). Toutes les formes d'hépatite sont possibles.

L'hépatite est rarement fulminante, entraînant souvent la mort par insuffisance hépatique.

Quelquefois, cette hépatite (notamment l'hépatite C) peut évoluer par elle-même, vers une cirrhose, chez des malades guéris de leur cancer.

Une forme particulière est la réactivation du VHB due à la chimiothérapie (ou à l'immunosuppression en rapport avec la chimiothérapie). Cettte réactivation peut se manifester soit pendant la chimiothérapie (élévation de la charge virale, hépatotoxicité aiguë directe) soit à l'arrêt de l'immuno-suppression sous forme de syndrome de 'reconstitution immune' avec réapparition de la réponse immunitaire cellulaire pouvant être à l'origine d'éhaptities aiguës voire fulminantes. On doit donc traiter un patient porteur chronique de l'antigène HBs avant le début de la chimiothérapie. Le traitement proposé est la lamivudine (Zeflix™ à la dose de 100 mg/j). Ce traitement doit être poursuivi plusieurs semaines après l'arrêt de la chimiothérapie.

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