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Dernière modification effectuée
le 12/02/2010
Infections bactériennes

Le spectre des infections bactériennes change au fur et à mesure de l'évolution de l'éco-système hospitalier et notamment en réaction avec les prescriptions antibiotiques.

Le tableau suivant montre l'évolution récente des infections bactériennes :

Type d'infection

 

 

Infection documentée microbiologiquement
 

27%

Gram positive

50%
 

Gram négative

33%
 

Infection pluri-microbienne

16%
 

Anaérobie

2%
 

Infection documentée cliniquement

 

20%

Fièvre d'origine inconnue

 

53%

TOTAL

 

100%

On remarquera l'importance des infections bactériennes pour lesquelles aucun germe n'a pu être identifié.

Parmi les germes identifiés

Pseudomonas (ou bacille pyocyanique)

Même si les antibiotiques récents permettent la plupart du temps de contrôler cette infection, il reste un des germes les plus redoutés en cancérologie.

La forme la plus redoutée est bien sûr l'infection pulmonaire, avec un infiltrat diffus, son cortège de dyspnée, de toux, son risque de choc toxique. Mais, on peut également le retrouver au niveau des urines, de la peau, dans les cathéters centraux, au niveau périnéal, où l'infection peut prendre une allure gangréneuse assez impressionnante.

Il s'agit d'un microbe hospitalier très important, qui réside dans toutes les zones un peu humides et se trouve véhiculé par les soignants, d'où l'importance des mesures d'hygiène.

Xanthoma maltophilia

C'est un microbe aérobie, Gram négatif, présent fréquemment à l'hôpital et qui est complique notamment les cathéters centraux. La clinique est celle des infections à Gram négatif, avec les mêmes risques toxiques.

Acinebacter

Cette famille de mibrobes constitue des agents pathogènes nosocomiaux très importants, présents partout dans la nature, et qui colonisent volontiers les tissus endommagés et les cathéters centraux. La symptomatologie inclut la fièvre, mais aussi le risque de choc septique. Ces microbes semblent devenir résistants aux antibiotiques classiques.

Salmonelles

Il s'agit, le plus souvent, de salmonelles atypiques, pouvant donner outre des syndromes gastro-entéritiques, des infections pulmonaires, urinaires, péritonéales, voire ostéomyélitiques ou méningées. Le Sida se complique fréquemment de ces infections. Du point de vue thérapeutique, ces germes sont souvent résistants aux antibiotiques classiques.

Infections à streptocoques

Ces germes restent très importants en cancérologie. Ils peuvent entraîner des pneumonies d'évolution rapidement fatale. Généralement, ces streptocoques sont résistants aux antibiotiques standards et nécessitent un ajustement précis par antibiogramme pour leur traitement.

Certains streptocoques (notamment viridans ou alpha-hémolytiques) peuvent entraîner des septicémies d'évolution rapide, donnant secondairement des foyers localisés résistants aux antibiotiques.

Infections à staphylocoques

Ces germes, normalement situés au niveau de la peau, contaminent souvent les malades soit après intervention chirurgicale soit après un geste réalisé dans des conditions d'asepsie douteuse. Le plus souvent, cependant, aucun geste n'est retrouvé à l'origine de la septicémie. Là aussi, les antibiotiques doivent être ajustés de façon précise par un antibiogramme.

Listérioses

Souvent en rapport avec une contamination alimentaire (fromage, lait), l'infection listérienne peut entraîner chez des malades immunodéprimés une septicémie, une méningite, une encéphalite, une endocardite.

Isolement des germes

L'examen microscopique direct des prélévements, après coloration de Gram ou de Ziehl est toujours demandé pour permettre une traitement d'urgence.

Les techniques de cultures donnent des résultats en 24h (milieux usuels) à 48h (milieux spécifiques).

Des techniques d'identification d'antigènes bactériens ou de DNA bactériens permettent de raccourcir le délai d'identification à quelques heures si nécessaire. Elles peuvent être complétées (pour les salmonelles par exemple) par des techniques d'identifications antigéniques.

L'antibiogramme, enfin, est une technique quasiment indispensable, même si une stratégie d'antibiothérapie systématique est élaborée par les différentes équipes, pour permettre un traitement en attendant les résultats du laboratoire.

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