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Dernière modification effectuée
le 12/02/2010
Fractures et syndromes de menace

Considérations générales

Les fractures pathologiques résultent de la perte de la fonction mécanique de soutien des os en raison de leur atteinte métastatique.

Il existe donc, à la fois, une atteinte osseuse ostéolytique et un traumatisme plus ou moins important, souvent minime.

Il n'y a pas de corrélation entre l'importance radiologique de l'atteinte métastatique osseuse et la survenue de fractures.

Les os le plus souvent atteints sont la colonne vertébrale (tassement pathologique avec risque d'atteinte neurologique), le fémur (le col, mais aussi la diaphyse), l'humérus, les côtes, l'os iliaque et en particulier l'acetabulum.

Syndrome de menace

Il est assez fréquent que la fracture soit précédée par des douleurs osseuses, survenant spontanément mais qui deviennent de plus en plus marquées, lorsque la structure osseuse subit un effort (station debout, marche, port d'un objet, etc.).

Lorsque, chez un patient cancéreux, une telle douleur survient à l'effort, il convient rapidement de faire des clichés pour préciser l'état des corticales et proposer un geste chirurgical préventif.

En général, on proposera un tel geste lorsque l'atteinte de la corticale dépasse 2 à 3 cm, lorsque le fût osseux est atteint sur plus de 50% de sa largeur, ou lorsque la radiothérapie n'apporte aucun soulagement (ce qui est logique quand existe un facteur mécanique prédominant).

La chirurgie orthopédique

Elle doit être proposée dès que le pronostic vital dépasse un mois ou deux, et lorsqu'il n'existe pas de contre indications absolues à l'acte opératoire (insuffisance respiratoire majeure, insuffisance cardiaque irréductible, etc.).

Laisser un patient souffrir immobilisé dans un lit et mourir des complications de l'alitement constitue un échec patent de notre capacité à mobiliser les soignants autour d'un malade et correspond à une faute éthique de notre profession.

L'acte orthopédique permet un soulagement rapide de l'élément mécanique de la douleur, et souvent également de l'élément inflammatoire (l'hyperpression au niveau de la métastase est un des facteurs de la douleur, et peut être diminuée par l'acte chirurgical). L'acte chirurgical peut être complété, secondairement, par une radiothérapie à visée antalgique.

L'effet psychologique sur le patient et sa famille est considérable : les médecins ne l'abandonnent pas, et prennent en charge sa maladie d'un bout à l'autre.

Le malade récupère, pendant un certain temps, une vie normale et concentre toute son énergie à retrouver la marche ou l'usage d'un membre atteint. Après l'effet désastreux d'une fracture ou d'une décision opératoire, survient un sursaut psychologique très profitable.

Parmi les gestes le plus souvent proposés, on peut signaler : la prothèse totale de hanche, l'enclouage centro-médullaire d'un os long, le remplacement d'un corps vertébral par cimentoplastie, la résection d'une lame vertébrale et la libération d'une racine médullaire ou une décompression de la moelle épinière.

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