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Dernière modification effectuée
le 12/02/2010
La décision de non-réanimation

A l'inverse, des malades avec un cancer en stade avancé, ne répondant à aucune thérapeutique anticancéreuse, ne doivent pas être réanimés, sauf circonstances personnelles exceptionnelles.

Il est inutile de faire mourir un malade 'deux fois', ni de refaire vivre quelqu'un qu'on ne pourra aider quand il sera redevenu vivant. Ne pas réanimer un malade mourant n'est pas de l'euthanasie, ni 'active', ni 'passive' : c'est une simple acceptation de notre humanité mortelle.

L'anticipation de l'évolution de la maladie, la préparation du malade et de sa famille, la rédaction d'instructions claires dans le dossier médical et infirmier permettent d'éviter ces réanimations inutiles.

Mais, il s'agit d'une décision qui ne doit pas se prendre seul. Le médecin doit en discuter en équipe, avec son malade et éventuellement la famille.

Pour le malade lui-même, la mort devient la suite malheureusement inévitable de la maladie cancéreuse, et elle finit par être acceptée comme une délivrance de l'état de dégradation de la phase pré-terminale.

La famille doit être préparée à cette évolution et l'avoir acceptée.

Certaines familles sont 'jusqu'au boutistes' et ne veulent pas ou ne peuvent pas concevoir que leur parent va mourir : souvent, derrière ce refus, se cachent des conflits familiaux qu'un dialogue ouvert et discret permet parfois de résoudre (fils fâché, affaires d'argent, remords d'actions antérieures, etc. ).

D'autres familles précipiteraient volontiers les événements parce que la souffrance de leur parent et leur souffrance propre leur est devenue intolérable : on a vu au chapitre psychologie l'importance du dialogue.

Les soignants doivent aussi être préparés et la décision de ne pas réanimer inutilement doit être prise au sein de l'équipe soignante. Des consignes précises doivent être écrites et signées par le médecin responsable laissant toujours la possibilité à l'équipe de l'appeler.

La solitude du soignant vis à vis de la personne qui meurt est souvent catastrophique et peut aboutir à des errements d'euthanasie.

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