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Il s'agit d'une échelle comportementale de la douleur chez la personne âgée. Elle est utilisée pour les personnes âgées ne pouvant s'exprimer pour des raisons variées.

Tout changement de comportement chez une personne âgée doit faire soupçonner l'existence d'une douleur.

Son utilisation nécessite un certain apprentissage : il existe une certaine variabilité dans l'estimation de certains critères d'un soignant à l'autre, d'où la nécessité de travail en commun pour apprécier de façon relativement identique au niveau de l'équipe la douleur d'un patient.

C'est la cinétique des scores qui est plus intéressante que le score lui-même.

Retentissement somatique

Plaintes somatiques • pas de plainte
• plaintes uniquement à la sollicitation
• plaintes spontanées occasionnelles
• plaintes spontanées continues
1
2
3
4
Positions antalgiques
au repos
• pas de position antalgique
• le sujet évite certaines positions de façon occasionnelle
• position antalgique permanente et efficace
• position antalgique permanente inefficace
1
2
3
4
Protection
des zones douloureuses
• pas de protection
• protection à la sollicitation n’empêchant pas la poursuite de l’examen ou des soins
• protection à la sollicitation empêchant tout examen ou soins
• protection au repos, en l’absence de toute sollicitation
1
2
3
4
Mimique • mimique habituelle
• mimique semblant exprimer la douleur à la sollicitation
• mimique semblant exprimer la douleur en l’absence de toute sollicitation
• mimique inexpressive en permanence et de manière inhabituelle (atone, figée, regard vide)
1
2
3
4

Sommeil • sommeil habituel
• difficultés d’endormissement
• réveils fréquents (agitation motrice)
• insomnie avec retentissement sur les phases d’éveil
1
2
3
4

Retentissement psychomoteur

Toilette
et
habillage
• possibilités habituelles inchangées
• possibilités habituelles peu diminuées (précautionneux mais complet)
• possibilités habituelles très diminuées, toilette et/ou habillage étant difficiles et partiels
• toillette et/ou habillage impossibles, le malade exprimant son opposition à toute tentative.
1
2
3

4
Mouvements • possibilités habituelles inchangées
• possibilités habituelles actives limitées (le malade évite certains mouvements, diminue son périmètre de marche)
• possibilités habituelles actives et passives limitées (même aidé, le malade diminue ses mouvements)
• mouvement impossible, toute mobilisation entraînant une opposition
1
2

3

4

Retentissement psycho-social

Communication • inchangée
• intensifiée (la personne attire l’attention de manière inhabituelle)
• diminuée (la personne s’isole)
• absense ou refus de toute communication
1
2
3
4
Vie sociale • participation habituelle aux différentes activités (repas, animations, ateliers thérapeutiques,…)
• participation aux différents activités uniquement à la sollicitation
• refus partiel de participation aux différentes activités
• refus de toute vie sociale
1

2
3
4
Troubles du comportement • comportement habituel
• troubles du comportement à la sollicitation et itératif
• troubles du comportement à la sollicitation et permanent
• troubles du comportement permanent (en dehors de toute sollicitation)
1
2
3
4
 

SCORE / 30 :

xx

On estime généralement que tout score supérieur à 5 / 30 correspond probablement à une douleur et doit être faire l'objet d'une investigation plus poussée afin de proposer un traitement adapté au patient.

Nous renvoyons au site : www.doloplus.com qui développe l'échelle de façon très approfondie, avec notamment des Quiz pour apprendre à coter correctement. Nous empruntons à leur page d'accueil cette citation qui montre l'importance du problème de la douleur chez le sujet âgé.

"La grande prévalence de la douleur chez le sujet âgé est aujourd'hui prouvée par de nombreuses enquêtes, en Europe comme Outre-Atlantique.

Qu'elle soit aiguë ou chronique (ostéoarticulaire, cutanée, neuropathique,...) ou même purement palliative (cancérologie, phases terminales de démences ou maladies dégénératives), sa prévalence varie de 40 à 85 % selon les situations.

La proportion de personnes âgées douloureuses correctement soulagées est au mieux de 50 %, cette fréquence tombant à 20 % lorsqu'il s'agit d'une personne âgée démente et présentant des algies non cancéreuses. Face à ce désintérêt et à cette forte prévalence de la douleur chez la personne âgée, surtout lorsque celle-ci est non communicante ou non coopérante, l'évaluation sérieuse de ce symptôme devient impérative."