Le candida est le champignon le plus souvent rencontré en soins palliatifs.

Il est présent spontanément, sous forme inactive (blastopore) dans près de la moitié de la population et plus de 75% des patients hospitalisés. Environ un quart des malades cancéreux feront à un moment donné une candidose buccale.

Eventuellement, cette candidose buccale peut se compliquer d'une candidose généralisée chez les patients immuno-déprimés ou leucopéniques.

Facteurs favorisants

Les principaux facteurs déclenchant la candidose buccale sont :

soit locaux

mauvaise dentitition, port de dentiers, absence d'hygiène dentaire, xérostomie,

altération de la muqueuse buccale (notamment radiothérapie, chimiothérapie),

infections microbiennes,

absence de mastication ou d'alimentation orale (malades comateux ou perfusés),

soit généraux

immunosuppression

corticothérapie (jusqu'à 40% des malades),

antibiothérapie au long cours (jusqu'à 30% des malades),

diabète,

mauvais état nutritionnel.

Présentation clinique

On distingue plusieurs formes de candidose orale :

pseudo-membranaires : plaques jaunâtres typiques, douleurs, brûlures, dysphagie intense, dysgueusie

atrophique aiguë : lésion rouge généralisée de la bouche, très douloureuse, dépapillation de la langue, dysgueusie,

atrophique chronique : surface rouge avec cheilite, plus ou moins douloureuse, hémorragies, dysgueusie,

hyperplasique chronique : à peu près comme une plaque de leucoplasie, sans symptômes francs.

Traitement

Il associe

des antifungiques par voie générale, type fluconazole (Triflucan™), itraconazole (Sporanox™) ou kétoconazole (Nizoral™)

à des traitements locaux : nystatine (Mycostatine™), micomazole (Daktarin™), amphotéricine B (Fungizone™)

Compteur français