La codéine est un alcaloïde de l'opium utilisé comme analgésique, antitussif et antidiarrhéique. On la trouve souvent associée à d'autres médicaments antalgiques (paracétamol : Codoliprane, Dafalgan codéine, Klipal).
Une forme particulière est la dihydrocodéine (Dicodin LP qu'on peut prescrire toutes les 12 heures) : son efficacité est équivalente à la codéine.
La dose habituelle est de 60 mg toutes les 4 à 6 heures.
Elle exerce une action antalgique par liaison directe avec les récepteurs μ aux opioïdes.
Elle est aussi métabolisée en morphine par oxydation, avant d'être glycuro-conjuguée pour être éliminée par le foie.
Per os, 60 mg de Codéine équivalent approximativement à 10 mg de morphine.
Il est contrindiqué de l'associer avec des agonistes-antagonistes morphiniques (buprénorphine, nalbuphine, pentazocine). En raison d'un blocage compétitif des récepteurs, on observe une diminution de l'efficacité de la codéine avec risque d'apparition d'un syndrome de sevrage.
L'alcool majore l'effet sédatif de la codéine (il faut se méfier de médicaments contenant de l'alcool pour excipient).
L'altération de la vigilance peut rendre dangereuse la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.
On observe assez souvent des troubles digestifs : constipation et nausées.
Les associations suivantes peuvent entraîner un risque de surdosage codéinique : barbituriques, benzodiazépines, autres dérivés morphiniques, analgésiques, antihistaminiques, antitussifs et traitements de substitution.
La codéine est un médicament du palier II-A de l'OMS.
La prescription se fait sur ordonnance habituelle. Le médicament est remboursé à 65% (sauf en cas prise en charge à 100%).