La noramidopyrine est présente dans une quinzaine de médicaments (Viscéralgine, Avafortan, Salgydal, Baralgine).
Traitement des syndromes douloureux aigus, intenses ou rebelles à composante spasmodique.
L'utilisation de la noramidopyrine ne se justifie que lorsque son activité lui confère un avantage réel face aux autres antalgiques.
Son action anti-spasmodique et anticholinergique est utile dans les douleurs viscérales (compression urétérale, douleurs abdominales).
Les risques de la noramidopyrine en limitent son utilisation :
Tous les médicaments contenant de la noramidopyrine peuvent être responsables d'agranulocytose. Il s'agit d'accidents immuno-allergiques avec agranulocytose complète d'une durée minimale d'une semaine. Les accidents sont rares mais restent mortels dans près de 10 % des cas malgré les techniques de réanimation hématologique actuelles.
Urticaire, éruption maculopapuleuse, syndrome de Lyell, syndrome de Stevens-Johnson.
La survenue de crise d'asthme a été observée chez le sujet polysensibilisé, notamment allergique à l'aspirine.
Quelques cas d'insuffisance rénale aiguë ou de néphropathie interstitielle ont été décrits.
Malgré ces risques, la noramidopyrine rend parfois de grands services dans les syndromes algiques aigus.
La normaidopyrine est un antalgique du palier I de l'OMS.
La prescription se fait sur ordonnace habituelle. Les formes orales et rectales sont remboursées à 35%, les formes injectables à 65%.