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Dernière modification effectuée
le 11/02/2010
Les rites juifs

La loi juive comporte à la fois la Parole reçue par Moïse sur le mont Sinaï et la loi orale du Talmud.

Pour le juif, le corps, comme l'âme est sacré. Chaque homme est un être unique et on ne distingue pas de façon habituelle le spirituel du profane. La maladie n'est pas considérée comme une punition imposée à l'homme, et la souffrance n'a pas de signification ou d'utilité particulière (comme par exemple dans certains textes du christianisme).

La loi est une loi de vie et tous les traitements reconnus efficaces doivent être mis en route. Par contre, tout traitement prolongeant de façon non naturelle la vie et les souffrances devra être aboli. Tous les traitements de confort (ceux utilisés pour les soins palliatifs) sont recommandés.

La visite au malade, l'écoute, l'échange, l'amitié sont des valeurs reconnues depuis longtemps dans la tradition juive et font partie du traitement.

Le mourant est considéré comme un vivant et participe au retour sur lui-même ou pardon ('techouva') : mais c'est une flamme chancelante dont il faut respecter la vie jusqu'au bout. Il est important de ne pas laisser le mourant seul, car l'âme souffre au moment de quitter le corps.

Au moment de la mort, on récite la prière 'Ecoute Israel, le Seigneur est notre Dieu, le Seigneur est un'. Les yeux et la bouche du défunt sont alors fermés.

Dans la tradition juive orthodoxe, les croyants croient en une vie après la mort bien que les livres juifs n'explicitent pas clairement ce qu'est cette nouvelle vie. Les juifs non orthodoxes ne croient en une vie physique après la mort, voire ne croient pas du tout à une forme de vie après la mort. Cependant, même chez les juifs non orthodoxes, les rites sont accomplis avec rigueur plus comme une reconnaissance d'appartenance ou de loyauté vis à vis de la communauté qu'en raison d'un vrai acte de Foi.

Il existe une toilette mortuaire importante à effectuer, à l'eau vive, pour purifier le corps, par la sainte confrèrie 'chevra kadicha' (groupe d'hommes pour les hommes, groupe de femmes pour les femmes), dans un endroit approprié. On recouvre le mort d'un vêtement de toile blanche, et les hommes du châle de prière. Le mort ne reste jamais seul et est veillé par la famille.

Du fait du respect dû au corps, l'autopsie est interdite sauf cas légaux. L'incinération est interdite.

Le corps est placé dans un cercueil avec un peu de terre (si possible d'Israel) sous la tête.

Les obsèques doivent être pratiqués le plus rapidement possible et le corps est conduit directement au cimetierre sans passage à la synagogue. L'oraison funèbre et la prière, prononcées par le rabbin (ou à défaut un ancien) invitent à la soumission à Dieu.

Le cercueil est déposé en terre et chaque participant jette trois pelletées de terre : 'poussière tu fus et poussière tu retourneras'.

Les proches vont déchirer leurs vêtements en signe de deuil et récitent la prière des morts, le 'kadich'.

On se lave les mains en quittant le cimetière.

Le deuil est très organisé : période de 7 jours de vie intra-familiale très intense. Au bout de 30 jours, une cérémonie souvenir a lieu. Le deuil se poursuit ensuite, de façon plus réduite, jusqu'à la date anniversaire, avec la prière régulière du 'kadich'. La pierre tombale n'est mise en place qu'au bout d'un an.

Pour les soignants, la période des soins ne présente pas de particularités. Seule l'alimentation doit être surveillée pour respecter les prescriptions de la Loi. De même, pour le juif pratiquant, seuls les examens ou les traitements absolument indispensables à la survie doivent être entrepris le jour du Sabbat.

La période, qui entoure la mort, nécessite une certaine réserve de la part des soignants et la toilette morturaire n'est pas (habituellement) l'affaire des soignants.

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