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Dernière modification effectuée
le 28/07/2011
Aspects culturels


Sous-chapitre n°12 : les aspects culturels.


La société humaine réagit devant la mort d'un de ses proches par un ensemble de phénomènes appelés rites. Ceux-ci expriment la réaction de la société vis à vis de la perte subie, mais aussi du mystère de la mort.

Tous ces rites ont pour but de bien séparer le monde des vivants et le monde des morts qui ne communiquent pas mais ne doivent plus communiquer. Le disparu en mer, le mort abandonné dans la montagne, le fantôme sont autant d'épouvantes pour l'inconscient collectif : quel intérêt y aurait-il à retrouver les corps des accidentés, de dépenser autant d'argent, si ce n'est pour bien séparer les morts des vivants.

Pour un soignant, rédiger les papiers de décès n'est pas seulement une formalité administrative : c'est un moyen concret, 'rituel' de séparer une personne du monde des vivants. Le 'papier bleu' témoigne de façon concrète de la réalité de la mort (d'où les difficultés majeures lorsqu'il a été rédigé trop rapidement - ce qui est heureusement rare et anecdotique). Cette rédaction du certificat constitue pour le médecin un acte concret de démarrer son deuil vis à vis du malade qu'il soignait.

Le mort est bien décédé quand le registre d'état civil l'atteste : les difficultés administratives considérables rencontrées par les vivants lorsqu'ils ne peuvent fournir un acte de décès (comme un acte de naissance du reste), témoignent bien de l'importance de l'officialisation de la mort. Le livret familial est modifié : la personne restante devient 'veuve de ' ou 'veuf de', et cet état sera signifié en cas de remariage sur l'acte civil. Pour certaines démarches, on demandera un extrait d'état civil avec la mention 'non décédé(e)'. On voit donc la signification considérable de ce rite d'écriture officielle, qui n'ajoute rien de spécial pour le mort.

Le 'mort officiel' a le droit d'être enterré ou incinéré. On pourrait presque dire qu'il en a le devoir, mais comme il ne le peut pas, c'est la mairie qui a le devoir d'en assurer l'enterrement, ce qui était autrefois signifié par le privilège accordée aux communes pour enterrer leurs morts (et par les riches de Charitons dans notre région normande).

A côté de ces 'rites civils', se superposent éventuellement des rites religieux : notre pays étant laïc, ils supposent d'abord que les rites civils aient été effectués.

Nous étudierons successivement (mais brièvement, essentiellement de façon à ce que le soignant dans cette période critique du dialogue avec la famille ne vienne pas apporter une souffrance supplémentaire par sa méconnaissance grossière des rites des différentes composantes de notre société).

la notion de rite,

les rites chrétiens,

les rites musulmans,

les rites juifs,

les rites boudhistes,

les rites 'laïcs'.

Nous aurions probablement pu dire quelques mots d'autres situations culturelles, mais nous avons pris les situations les plus fréquentes dans notre pays (la France), tout en nous excusant auprès des étudiants appartenant à d'autres cultures.

Il existe des sites Internet qui renseignent sur les différentes traditions. Nous citerons le site "Le repos de Saint - François d'Assise", qui, outre des renseignements pratiques malheureusement peu intéressants pour la France, car c'est un site québecois, comporte un chapitre très détaillé sur les différents rites.

 

Le chapitre suivant traite du deuil (Sous-chapitre 13).
 
 

Le chapitre précédent s'intéressait aux problèmes éthiques (Sous-chapitre 11).
 
 
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