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Dernière modification effectuée
le 11/02/2010
Les symptômes terminaux

La souffrance

La souffrance n'est pas équivalente à la douleur (cf. Souffrance totale). Mais même certaines douleurs qui paraissent minimes prennent des aspects majeurs lors de la période terminale.

La position du drap, la manière dont sont posés les pieds, la sécheresse de la bouche, l'impression de constipation peuvent entraîner une souffrance apparemment disproprotionnée pour le mourant. Parfois, le patient se plaint lors de certains mouvements, comme si les articulations étaient enraidies et ne pouvaient se mouvoir. Une simple kinésithérapie douce du soignant, les 'touchers massages' améliorent considérablement ces douleurs.

De grands soupirs, des cris immotivés ne sont pas toujours reflets de douleurs, mais parfois des 'manoeuvres' du patient pour vérifier que quelqu'un est toujours prêt d'eux.

Jusqu'à la mort du patient, la sagacité clinique du soignant doit s'exercer pour diagnostiquer ce qui est peut être amélioré. AInsi, une agitation peut correspondre à un globe vésical qu'une sonde peut considérablement améliorer.

Lorsque les malades reçoivent leurs antalgiques sous forme orale, il faut penser à modifier ce mode d'administration lors des difficultés de déglutition qui sont habituelles dans les deux-trois derniers jours de la vie. Une relais par voie sous-cutanée ou par voie veineuse (intérêt de garder les sites veineux jusqu'au bout !). De même, l'utilisation d'une seringue électrique pour l'administration d'antalgiques peut être plus confortable pour le patient que la répétition des injections sous-cutanées.

La diminution involontaire des antalgiques (et notamment des opioïdes) peut entraîner une recrudescence douloureuse voire un syndrome de sevrage qui perturbe considérablement la phase terminale.

Les symptômes aigus

Ces symptômes sont heureusement rares, mais très inquiétants pour la famille (et le mourant).

Une hémorragie terminale est un événement terrible pour tous: hémorragie carotidienne, hémoptysie foudroyante, hématémèse massive, rupture artérielle sur une lésion superficielle, sont autant d'événements très difficiles à vivre pour le mourant, la famille et les soignants.

Une information préalable est nécessaire : rares sont les hémorragies survenant de façon inopinée. Il faut préparer les moyens de contenir cette hémorragie (compresses) et d'endormir rapidement le patient qui meurt. Si la famille n'est pas présente au moment du décès, il faut tout nettoyer rapidement et atténuer, dans le compte-rendu qui lui est fait, le caractère dramatique de la mort hémorragique.

(cf. chapitre urgences) (utiliser les outils du navigateur pour revenir à cette page)

On verra, ci-après le caractère aigu très traumatisant des convulsions persistantes ou des crises d'étouffement.

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