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Dernière modification effectuée
le 11/02/2010
L'annonce de la phase terminale

Lorsque la maladie cancéreuse évolue sur un mode pacifié, la condition physique du patient se détériore progressivement au point que l'issue fatale proche ne fait pas de doute.

Le patient se sent très faible, confiné au lit, endormi ou inconscient pendant des périodes plus ou moins longues, parfois désorienté dans le temps (confus), de plus en plus désintéressé par les choses quotidiennes.

Le mourant se rend compte généralement de son état : rares sont les patients qui ignorent ou veulent ignorer leur fin proche. Beaucoup de patients cherchent à savoir si 'cela sera encore long' et 'quand est-ce que ça sera fini'. Ils sont rassurés par une phrase de paix et de confirmation. Ils attendent ainsi la mort avec paix si les soignants peuvent les rassurer sur un certain nombre de craintes profondes.

Ces craintes sont notamment :

  • la peur d'être déconsidéré(e),
  • la peur d'être abandonné(e),
  • la peur de souffrir,
  • la peur d'étouffer,
  • la peur de gêner et de faire de la peine.

Le patient doit avoir satisfait, le plus possible, ses besoins spirituels : retour sur lui-même, apaisement vis à vis des siens, affaires réglées, toutes circonstances qui apportent un repos certain et une tranquillité d'esprit au mourant, qui a le droit de partir.

Plus que des phrases affirmatives, annoncer la mort prochaine est plus une présence tranquille du soignant, le consentement implicite à sa mort que le patient attend. Sa mort ne va pas heurter la famille, les soignants, et donc elle peut survenir. (On voit ainsi des personnes lutter contre la mort jusqu'à ce qu'ils en aient la 'permission' : enfant éloigné qui est revenu, affaires réglées, pardon obtenu ou simple acceptation par le conjoint de la disparition proche).

La famille, paradoxalement, ne voit pas toujours la mort arriver.

    • Parfois, elle a anticipé depuis longtemps la mort et ne comprend pas ce qu'elle appelle un 'acharnement thérapeutique' et s'énerve que la mort ne soit pas survenue plus tôt.
    • A l'inverse d'autres familles sont complètement surprises : des adieux essentiels, des mises au point n'ont pas pu avoir lieu et le malade est trop mal en point pour que ceux-ci puissent avoir lieu.

Il faut donc parfois annoncer la mort prochaine à la famille, tout en étant très prudent dans le délai. Parfois, la mort survient beaucoup plus lentement que prévu et la famille s'épuise à veiller le mourant nuit et jour, tous ensemble. Parfois, la mort survient très rapidement et rien n'a pu être préparé psychiquement (par exemple, pour les enfants).

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