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Dernière modification effectuée
le 11/02/2010
Hyponatrémie

Les malades cancéreux présentent souvent une hyponatrémie dont la physiopathologie n'est pas toujours très claire. Il s'agit, dans la majorité des cas, d'une découverte fortuite sur un ionogramme. Cependant, cette hyponatrémie augmente la fatigue des patients, et peut se compliquer d'une somnolence voire de convulsions.

On observe une hyponatrémie très fréquemment dans l'état pré-terminal des malades graves : ces malades excrètent l'excès de sel qu'on peut leur administrer pour corriger l'hyponatrémie, et à l'inverse, la restriction hydrique amène une déshydratation encore plus importante que celle observée jusque là. Les réanimations intraveineuses complexes n'améliorent que très rarement cette hyponatrémie. A l'inverse, si le malade peut à nouveau manger normalement, on observe souvent une correction spontanée de cette hyponatrémie.

Il convient de distinguer cette hyponatrémie pré-terminale d'une sécrétion inappropriée d'ADH, résultant soit d'un véritable syndrome paranéoplasique (comme dans les cancers broncho-pulmonaires). L'hyponatrémie se traduit par des troubles neurologiques et une excrétion exagérée d'eau par le rein (osmolalité urinaire trop élevée). La restriction hydrique, mais surtout le traitement du cancer s'il est possible, peut améliorer la situation clinique.

Une autre cause fréquente d'hyponatrémie chez le patient cancéreux est la présence d'œdèmes aboutissant à un syndrome de dilution. Un tel tableau clinique peut s'observer aussi en cas d'ascite ou d'épanchement pleural important. Si les traitements symptomatiques (ponction, diurétiques) peuvent parfois être utiles, seuls les traitements étiologiques de l'œdème, de l'ascite ou de l'épanchement peuvent permettre une correction durable de l'hyponatrémie.

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