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Dernière modification effectuée
le 10/02/2010
Compression urétérale responsable d'anurie

L'anurie soudaine par compression urétérale bilatérale se voit assez souvent au cours des phases palliatives des cancers pelviens, notamment le cancer du col de l'utérus, le cancer de la prostate ou de la vessie.

Malheureusement, parfois, c'est le mode de révélation du cancer.

Une cause bénigne peut exister notamment après radiothérapie: la sclérose rétropéritonéale.

Diagnostic

Le diagnostic est relativement facile.

On observe une anurie et souvent des douleurs abdominales ou lombaires. La vessie est vide.

Le toucher rectal objective la tumeur cervicale énorme ou la tumeur prostatique ou vésicale.

Il existe des signes biologiques plus ou moins importants d'insuffisance rénale.

L'examen complémentaire de choix est l'échographie rénale bilatérale qui montre une dilatation pyélo-calicielle bilatérale (sauf si un rein est déjà mort ou absent).

Traitement

Le traitement symptomatique est un cathétérisme urétéral bilatéral rapide, avec pose d'une sonde en double J,

soit par voie basse (montée de sondes urétérales pendant une cystoscopie),

soit par voie haute (pose de sondes urétérales lors d'une échographie interventionnelle).

Rarement, on est obligé dans un premier temps d'effectuer une néphrostomie bilatérale.

Il s'agit là du traitement de l'urgence.

Le traitement étiologique est

soit la radiothérapie pelvienne (cancer du col) associée ou non à une chimiothérapie adjuvante,

soit un traitement hormonal (prostate) ou par radiothérapie.

En phase palliative, ces traitements ont malheureusement souvent déjà été effectués et il n'y a pas de traitement étiologique à proposer.

Evolution

L'évolution immédiate peut être satisfaisante avec disparition de la symptomatologie. Les sondes en double J sont généralement bien tolérées, sans infections récidivantes.

Malheureusement, l'évolution locale continue si aucun traitement étiologique n'est possible, aboutissant à des douleurs pelviennes souvent importantes.

Enfin, quelquefois, d'emblée, le cathétérisme est impossible, la néphrostomie est très mal tolérée par le patient, et cette insuffisance rénale conduit à la mort du patient.

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