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Dernière modification effectuée
le 10/02/2010
Rétention aiguë d'urine

Diagnostic

Le diagnostic de rétention d'urine est habituellement facile si on y pense devant un patient agité (notamment malade semi-comateux). Il suffit de percuter et de palper la paroi abdominale sus-pubienne.

Parfois, il s'agit d'une incontinence urinaire par débordement (incontinence à vessie pleine) : le patient ne peut retenir une fois la vessie pleine en raison de la rétention.

Le diagnostic étiologique comporte :

un examen clinique du méat et de l'urèthre à la recherche d'une obstruction évidente,

l'examen de la prostate,

l'examen neurologique à la recherche d'une compression médullaire,

la recherche de troubles métaboliques (notamment l'hypercalcémie).

Principales situations pathologiques de rétention (lors des soins palliatifs)

l'hypertrophie prostatique (quelle qu'en soit la nature),

l'atteinte neurologique (paraplégie) en rapport avec métastases osseuses entraîne une atonie des muscles vésicaux et une hypertonie du sphincter interne, et donc souvent une rétention aiguë d'urines (atteinte organique de l'innervation parasympathique),

l'hypercalcémie

l'utilisation d'anticholinergiques (phénothiazines, halopéridol, anti-histaminiques, anti-dépresseur tricycliques) a le même effet sur le col vésical,

la constipation va jouer aussi un rôle de compression de l'urèthre chez le malade alité.

Traitement

Le traitement consiste dans le rétablissement de l'écoulement urinaire :

cathéter sus-pubien (urines non infectées - situation aiguë et ne se prolongeant pas)

sonde urinaire,

modifications médicamenteuses si nécessaires

autres mesures locales (stent), résection prostatique (si l'état du patient le permet).

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