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Dernière modification effectuée
le 10/02/2010
Obstruction des voies aériennes proximales

Aspects cliniques

Il s'agit d'une détresse respiratoire : il n'y a pas de symptômes d'obstruction avant une réduction de plus de 80% du calibre de la trachée ou des bronches souches.

On observe une bradypnée, un stridor, un cornage, un wheezing et une pneumonie obstructive.

Sauf lorsqu'on se trouve en phase terminale, il faut soulager rapidement le malade (même pour une durée de vie de quelques mois).

Les moyens thérapeutiques

exceptionnellement la chirurgie (phase de début),

rarement une chimiothérapie (qui n'est guère efficace que sur un lymphome ou un cancer bronchique à petites cellules)

Le laser Yag

Il utilise le plus souvent le bronchoscope souple.

L'effet est immédiat.

Mais l'obstruction doit être symptomatique et ne pas dépasser 4 cm de hauteur le long de l'arbre bronchique.

L'endoscopiste doit voir la lumière bronchique et le poumon en aval doit être a priori fonctionnel.

Le laser n'est pas indiqué en cas de compression extrinsèque ou en cas de fistule œso-trachéale.

L'endoprothèse

L'effet est là-aussi immédiat.

On peut la poser même en cas de compression extrinsèque, mais il faut que la sténose permette son introduction.

La curiethérapie endo-bronchique

Son effet n'est pas immédiat.

Elle peut compléter l'action du laser chez les sujets ayant une espérance de vie plus longue (quelques mois), et peut être tentée même en terrain irradié.

D'autres techniques locales peuvent être utilisées (photo-thérapie, cryo-thérapie, thermo-coagulation) qui peuvent être très utiles dans les mains de cliniciens expérimentés et habités par l'esprit soins palliatifs.

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