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Dernière modification effectuée
le 10/02/2010
Douleurs neurogènes

On appelle ainsi des douleurs en rapport avec une atteinte du fonctionnement du système nerveux périphérique ou central qui ne répond plus au mécanisme normal de contrôle de l'influx douloureux. Ces douleurs répondent parfois assez mal au traitement par opiacés.

On peut distinguer :

Douleurs neurogènes d'origine périphérique

Les douleurs en rapport avec un mécanisme d'atteinte neurologique périphérique : ces douleurs peuvent atteindre un ou plusieurs nerfs.

Elles se caractérisent par des douleurs aiguës transfixiantes sur un fond chronique permanent. Il existe en outre des paresthésies localisées.

Il peut s'agir, par exemple,

de neuropathie par atteinte inflammatoire ou toxique des petits nerfs des troncs principaux (nervi nervorum)

ou encore la formation d'un névrome après section d'un axone.

Ces névromes sont particulièrement sensibles au toucher ou au stimuli chimique (comme la noradrénaline)

Douleurs neurogènes d'origine centrale

On distingue deux types de douleurs d'origine centrale

Les douleurs par déafférentation

Elles correspondent à un ensemble de syndromes : douleur du membre fantôme, douleurs post-herpétiques, anesthésie douloureuse, douleurs centrales.

Les douleurs dystrophiques

Les douleurs sympathiques ou dystrophiques (encore appelées causalgies) s'accompagnent

d'une dérégulation autonomique (froid-chaud, moiteur du membre, gonflement, rougeurs, etc..),

de signes moteurs (raideurs, faiblesse musculaire, mouvements anormaux) ,

de signes trophiques osseux (notamment l'algo-dystrophie osseuse) ou cutanés (réduction de l'épaisseur de la peau, modification des phanères).

Ces douleurs dystrophiques sont particulièrement fréquentes après irradiation plexique (par exemple : cancers ORL avec enraidissement douloureux de l'épaule) et constituent un vrai problème thérapeutique

Abord thérapeutique des douleurs neurogènes

Ces douleurs nécessitent l'apport d'une équipe médicale spécialisée pluridisciplinaire.

Traitement opiacé

Un traitement par opiacé doit toujours être initié : il convient de monter progressivement les doses jusqu' à obtention soit d'une rémission clinique majeure des phénomènes douloureux, soit d'intolérance morphinique majeure.

Il s'agit plus d'un niveau thérapeutique important que d'une véritable insensibilité aux morphiniques.

Médicaments adjuvants

Un certain nombre de médicaments ont été essayés comme adjuvants pour prévenir les crises hyperdouloureuses : leur nombre et la diversité des classes thérapeutiques démontrent les difficultés rencontrées dans ces douleurs persistantes.

antidépresseurs tricycliques : amitriptyline (Laroxyl™) , imipramine (Tofranil™), desipramine(Pertofran™),

autres antidépresseurs : paroxetine (Deroxat™), maprotiline (Ludiomil™), gabapentine (Neurontin™),

anesthésiques locaux par voie orale : mexiletine (Mexitil™), flecaïnide (Flecaïne ™),

anticonvulsivants : carbamazépine (Tégrétol™), phenytoïne (Di-hydan™), acide valproïque (Dépakine™)

agonistes alpha-2 adrenergiques : clonidine (Catapressan™)

anesthésique : ketamine (Ketalar™),

traitement des douleurs sympathiques : prazosine (Minipress™), propranolol (Avlocardyl™), nifedipine (Adalate™).

Approche anesthésique

Il s'agit de toutes les tentatives de blocs sympathiques des atteintes plexiques brachiales, ou de blocs neurologiques périphériques ou injections intra-thécales d'opiacés.

Ces techniques nécessitent des compétences particulières en traitement de la douleur.

Techniques de neuro-stimulation

La stimulation électrique transcutanée peut bénéficier à quelques patients souffrant de douleurs intolérables et intraitables. Elles nécessitent de nombreux ajustements pour maintenir l'effet bénéfique aussi longtemps que possible. Elles nécessitent une technique parfaite.

Techniques chirurgicales

Ces techniques concernent la résection d'un neurone ou la dénervation d'une partie du corps trop douloureuse (cordotomie). Comme il s'agit d'une chirurgie définitive, elle doit être discutée dans des réunions pluridisciplinaires de la douleur pour préciser les bonnes indications.

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