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Dernière modification effectuée
le 10/02/2010
Les voies de conduction de la douleur

L'origine de la douleur

A la suite d'une agression tissulaire, de quelque type qu'elle soit, les messages nociceptifs sont transmis à partir de fibres sensitives de petit calibre vers les racines rachidiennes. Un certain nombre de substances algogènes sont impliquées dans cette genèse douloureuse : bradykinine, ions H+ ou K+, histamine, sérotonine, dérivés divers l'acide arachidonique (prostaglandines, prostacyclines, leucotriènes).

Les prostaglandines sensibilisent les récepteurs vis à vis des autres substances algogènes. De ce fait, l'utilisation d'anti-inflammatoires, d'aspirine ou de gluco-corticoïdes a souvent un effet bénéfique.

La transmission au niveau du rachis

La corne postérieure de la moelle constitue la première étape essentielle de transmission et de modulation de la douleur. Les neurones nociceptifs vont transmettre l'information vers les neurones convergents, puis le faisceau spino-thalamique.

A ce niveau, un grand nombre de peptides interviennent dans la transmission de la douleur : substance P, peptide intestinal vasoactif (VIP), ocytocine, galanine, angiotensine 2, dynorphine, enképhaline...

La théorie classique est de considérer que l'ensemble de ces molécules chimiques constitue une sorte de portillon filtrant la transmission de la douleur vers les centres supérieurs. La douleur est transmise :

soit quand il existe une stimulation trop importante pour être inhibée au niveau de la moelle,

soit quand il existe une altération du filtre de la moelle.

On distingue ainsi les douleurs de nociception (trop de stimulus) des douleurs de désafférentation (pas d'inhibition), avec des déductions thérapeutiques importantes.

La présence de ce filtre médullaire permet aussi d'envisager une thérapeutique au niveau médullaire (voie péridurale ou intrathécale), notamment par morphinique, permettant de réduire la posologie et de diminuer les effets secondaires.

Le transfert vers le cerveau

Les voies de la douleur sont transmises le long du faisceau spinothalamique (cordon antéro-latéral de la moelle), vers la formation réticulée bulbaire et le thalamus.

Le thalamus latéral traite les informations sensitives discriminantes du point de vue de la localisation.

Le thalamus central est le siège d'informations plus vagues, mal systématisées, à l'origine des réactions motrices et des réactions émotionnelles à la douleur.

De là, l'information douloureuse est transmise vers l'aire pariétale ascendante (permettant une bonne discrimination du lieu douloureux), mais aussi vers le système limbique, à l'origine des réactions émotionnelles et comportementales habituellement rencontrées, et vers l'hypothalamus à l'origine des manifestations neurovégétatives et endocriniennes.

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