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Dernière modification effectuée
le 8 February 2010
Expression des résultats

Guérison et survie

Le but du traitement est de guérir le plus grand nombre de malades.

Tout homme étant mortel, et le cancer survenant souvent à un âge avancé de la vie, on appellera guérison une espérance de vie identique entre un malade cancéreux et celle d’un sujet du même âge et du même sexe mais n’ayant pas eu le cancer.

La durée de survie constitue le critère majeur du traitement du cancer. On l’étudie grâce à la constitution de courbes de survie, estimant à partir de la découverte de la maladie (ou tout autre événement choisi comme origine), la probabilité pour les sujets d’être vivants lors de délais successifs.

Les courbes de survie

Les courbes de survie ont un triple intérêt :

Descriptif

Elles décrivent le groupe de sujets étudiés : ainsi une courbe chutant rapidement est caractéristique des cancers graves, comme par exemple les cancers de l’œsophage, alors que les courbes plates traduisent des cancers plus bénins, soit spontanément, soit grâce à la thérapeutique.

A chaque temps t, suivant l’allure de la pente, on peut juger de l’évolution probable de la maladie.

Certaines tumeurs évoluent rapidement, mais au bout d'un certain temps, la courbe devient quasi horizontale, et ce plateau constitue la proportion de malades qui vont survivre à leur cancer.

A l’inverse une courbe qui chute sans aucun plateau traduit la survenue continue de récidives et l’absence de guérison possible.

Prédictif

La connaissance des courbes de survie pour tel ou tel groupe de populations permet de prédire quel risque d'être l’avenir du malade que nous avons à traiter.

Cependant, quand on discute avec un malade sur ses chances, la réponse vraie est soit 100% (vous êtes guéri !) soit 0% (vous êtes mort). Aussi donner des pourcentages à un malade (ou à sa famille) n'a pas beaucoup de sens, surtout en tout début de traitement lorsqu'on ne connaît pas encore la réponse à la thérapeutique.

Tout au plus, peut-on être réservé et éviter les excès d'optimisme rencontrés chez certaines familles lorsque le pronostic est mauvais (par exemple inférieur à 15%), ou au contraire encourager fermement pour un traitement (même toxique) lorsque le pronostic est assez favorable (par exemple 40 - 50%) voire favorable (> 70% par exemple)

Comparatif

La survie est un critère objectif. La comparaison des courbes permet d’étudier si une caractéristique des malades constitue ou non un facteur de pronostic, et si le mode de traitement envisagé est meilleur ou moins bon qu’un autre.

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