Principes généraux
Au total, lensemble des examens à notre disposition pour la surveillance des malades cancéreux doit être ordonné dans une stratégie cohérente avec les possibilités thérapeutiques offertes par la découverte précoce de rechutes locales ou métastatiques.
Même si la détection des récidives na pas dinfluence sur la thérapeutique ultérieure, certains malades ont besoin, pour des raisons personnelles (situation professionnelle particulière de responsabilité, situation familiale, situation sociale, philosophie personnelle), dêtre au courant le plus vite possible de lévolution même mauvaise de leur cancer.
Cest la discussion personnelle entre le médecin et son malade qui permet au médecin dadapter la surveillance au mieux des intérêts et des désirs de son malade. Il ny a pas de situation standard à appliquer pour tout le monde.
En outre, il nexiste pas véritablement détudes scientifiques montrant lefficacité de cette surveillance, ou permettant de proposer un rythme idéal de surveillance. On va donc souvent avoir recours à des accords dexperts (cf. la rédaction des Standards, Options et Recommandations de la Fédération des Centres) pour établir un calendrier de surveillance et éviter la multiplication dexamens inutiles, coûteux et souvent pénibles pour le malade.
Exemples de calendrier
Les exemples suivants ne sont pas à prendre comme des vérités absolues, puisquil ny a pas détudes montrant lutilité de tel ou tel protocole de surveillance.
Ils sont issus des Standards Options et Recommandations de la Fédération Nationale des Centres de Lutte contre le Cancer, et clairement résultent daccords dexperts : il nexiste pas détudes cliniques randomisées ayant permis de mettre en évidence un bénéfice clair de la surveillance rapprochée.
Cependant, certaines attitudes simples permettent, au cas par cas, daméliorer la survie des patients grâce à une découverte plus précoce des récidives.
Beaucoup dautres exemples de schémas de surveillance pourraient être explicités.
Les rechutes dintervalle
Le meilleur calendrier dexamens de surveillance ne permettra jamais déviter la survenue de rechutes dont les manifestations cliniques vont survenir entre deux consultations de surveillance : cest ce quon appelle les rechutes dintervalle.
Les rechutes dintervalle ne sont ni plus faciles ni plus difficiles à soigner que celles détectées par la surveillance systématique.
Souvent, le malade simagine quon peut détecter facilement une récidive et que la consultation, avec ou sans les examens complémentaires, est une sorte dassurance de non rechute. Ce nest malheureusement pas le cas. Il convient donc dêtre prudent mais encourageant dans ses conclusions.
