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Dernière modification effectuée
le 08/02/2010
Protocole de surveillance

Principes généraux

Au total, l’ensemble des examens à notre disposition pour la surveillance des malades cancéreux doit être ordonné dans une stratégie cohérente avec les possibilités thérapeutiques offertes par la découverte précoce de rechutes locales ou métastatiques.

Même si la détection des récidives n’a pas d’influence sur la thérapeutique ultérieure, certains malades ont besoin, pour des raisons personnelles (situation professionnelle particulière de responsabilité, situation familiale, situation sociale, philosophie personnelle), d’être au courant le plus vite possible de l’évolution même mauvaise de leur cancer.

C’est la discussion personnelle entre le médecin et son malade qui permet au médecin d’adapter la surveillance au mieux des intérêts et des désirs de son malade. Il n’y a pas de situation standard à appliquer pour tout le monde.

En outre, il n’existe pas véritablement d’études scientifiques montrant l’efficacité de cette surveillance, ou permettant de proposer un rythme ‘idéal’ de surveillance. On va donc souvent avoir recours à des accords d’experts (cf. la rédaction des ‘Standards, Options et Recommandations’ de la Fédération des Centres) pour établir un calendrier de surveillance et éviter la multiplication d’examens inutiles, coûteux et souvent pénibles pour le malade.

Exemples de calendrier 

Les exemples suivants ne sont pas à prendre comme des vérités absolues, puisqu’il n’y a pas d’études montrant l’utilité de tel ou tel protocole de surveillance.

Ils sont issus des Standards Options et Recommandations de la Fédération Nationale des Centres de Lutte contre le Cancer, et clairement résultent d’accords d’experts : il n’existe pas d’études cliniques randomisées ayant permis de mettre en évidence un bénéfice clair de la surveillance rapprochée.

Cependant, certaines attitudes simples permettent, au cas par cas, d’améliorer la survie des patients grâce à une découverte plus précoce des récidives.

Beaucoup d’autres exemples de schémas de surveillance pourraient être explicités.

Les rechutes d’intervalle

Le meilleur calendrier d’examens de surveillance ne permettra jamais d’éviter la survenue de rechutes dont les manifestations cliniques vont survenir entre deux consultations de surveillance : c’est ce qu’on appelle les ‘rechutes d’intervalle’.

Les rechutes d’intervalle ne sont ni plus faciles ni plus difficiles à soigner que celles détectées par la surveillance systématique.

Souvent, le malade s’imagine qu’on peut détecter facilement une récidive et que la consultation, avec ou sans les examens complémentaires, est une sorte d’assurance de non rechute. Ce n’est malheureusement pas le cas. Il convient donc d’être prudent mais encourageant dans ses conclusions.