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Dernière modification effectuée
le 08/02/2010
Surveillance simple

La surveillance clinique

L’examen clinique est le moyen le plus simple de surveiller son patient. Sauf pour les cancers profonds, il permet déjà de bien connaître l’évolution de la maladie.

L’interrogatoire, centré souvent sur la détection des complications, permet de soupçonner bon nombre de récidives :

  • Céphalées d’hypertension intracrânienne,
  • Vomissements, dysphagie récidivante, troubles du transit,
  • Troubles mictionnels, etc.

L’examen clinique garde beaucoup de valeur :

  • Palpation des aires ganglionnaires, et notamment des aires sus-claviculaires, du cou,
  • Percussion et auscultation pulmonaires à la recherche d’un épanchement,
  • Palpation de l’abdomen,
  • Examen ORL,
  • Examens pelviens

L’examen clinique, par le caractère méthodique et tranquille du médecin, rassure le patient qui lui signale souvent des symptômes dont il n’aurait pas parlé spontanément, en face à face. Il permet au praticien de poser des questions plus personnelles (sexualité, troubles urinaires, etc.) comme des éléments naturels d’un examen bien conduit.

La surveillance par examens paracliniques

La surveillance radiologique comprend des examens systématiques qui diffèrent selon les localisations :

  • Radiographie pulmonaire,
  • Scanner abdomino-pelvien, scanner thoracique
  • Mammographie du sein traité et du sein controlatéral.

Ce dépistage radiologique des récidives présente de l’intérêt si une thérapeutique même palliative est à envisager (exemple : radiothérapie à visée antalgique ou décompressive) ou dans le cas d’un suivi thérapeutique précis pour juger de l’efficacité d’une thérapeutique (exemple : les essais phase II, cf. plus loin).

Dans le même registre des surveillances paracliniques systématiques, on peut aussi citer :

  • Les endoscopies de surveillance,
  • Les scintigraphies de dépistage (métastases osseuses notamment, qui sont positives de 3 à 6 mois avant l’apparition de signes radiologiques) ou de surveillance (thyroïde)

Un certain nombre de travaux ont montré l’efficacité de ces examens pour dépister les récidives. Mais, là encore, peu d’études ont montré l’intérêt de ce dépistage précoce et donc in fine l’intérêt d’une surveillance rapprochée pour la survie des malades.