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Dernière modification effectuée
le 8 February 2010
Aspects psychologiques de la surveillance

La surveillance post-thrapeutique fait natre des sentiments trs contradictoires pour le malade.

A la fin du traitement

La fin du traitement marque pour les malades un moment souvent difficile vivre, surtout si les tapes du traitement ont t longues (radiothrapie, chimiothrapie, squences alternes). Le malade n’est plus surveill comme pendant tout le traitement ; il ne trouve plus les interlocuteurs attentionns qui le conseillaient pendant la phase active du traitement. Il se sent abandonn et demande frquemment une surveillance rapproche, ne serait ce que pour le rassurer sur le plan psychologique.

Le plus souvent, cette frustration initiale disparat trs rapidement. La rcupration d’un bon tat physique permet un retour une vie quasi normale, ce d’autant que la famille a su accompagner le patient dans un esprit positif, en vitant deux cueils frquents

  • faire le deuil de son malade trop prcocement, en le sparant du monde ‘des vivants’ (le malade ne retrouve plus sa place dans sa communaut usuelle une fois la rmission obtenue)
  • lui prodiguer une surprotection qui infantilise le malade et le rend inapte reprendre son rle normal dans la socit.

A distance du traitement

Lorsque la vie normale – ou semi-normale – a repris son cours, chacune des visites de surveillance va tre vcue comme une priode d’angoisse. L’ancien malade ressent la fois le besoin et la crainte de savoir. La rptition des examens diagnostiques (radiographies, scanners, prlvements sanguins) font retour une priode passe de tension et d’angoisse. La consultation, au cours de laquelle les rsultats sont annoncs, est ainsi vcue comme un drame dont le patient ressort soit libr soit de nouveau enchan.

Motivations de la surveillance

On remarquera aussi la nuance mise dans la notion de dtection des rechutes : on a parl de rechutes ayant une chance d’tre amliores par un nouveau traitement. Une rechute, qui ne peut aboutir aucune thrapeutique curative ou palliative de bonne qualit, n’a aucune raison d’tre dtecte tt.

Plus la rechute est dtecte tt, sans aucun signe fonctionnel, plus vite le patient est inquiet de son avenir. Le cas le plus difficile à gérer est celui des augmentations de marqueurs sans aucune symptomatologie. Peu d'études permettent de juger si un traitement précoce (uniquement basé sur les marqueurs) est meilleur qu'un traitement débuté lors de signes fonctionnels.

Sauf s’il s’agit d’un dsir authentique du malade de connatre tout moment la vrit (cf. aspects psychologiques), pour la plupart des malades ainsi confronts une rechute asymptomatique, on sait que la qualit de vie (au moins psychologique) aprs l’annonce de la rechute sera moins bonne qu’en cas d’ignorance de cette rechute.

Lors des essais thrapeutiques, il convient d’tablir un jugement balanc entre l’intrt scientifique de connatre avec le plus d’exactitude possible la dure de la rmission obtenue et l’intrt physique et psychologique du malade.

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