La méthylnaltrexone

(Eur J Cancer 1998,34, 14, 2167- 2183)

Survie à 5 ans des tumeurs digestives
1985-1989 Œsophage Estomac Colon Rectum
Hommes Femmes Hommes Femmes
Pologne 13% 9% 25% 23% 21% 22%
Estonie - 16% 37% 38% 34% 36%
Royaume Uni 9% 11% 41% 41% 40% 41%
Italie 8% 23% 47% 47% 43% 44%
Espagne - 26% 50% 49% 43% 43%
Finlande 8% 20% 48% 50% 49% 46%
Pays Bas - 19% 59% 56% 52% 54%
Danemark 2% 13% 39% 43% 38% 41%
France 9% 25% 52% 54% 48% 48%
Suède - 17% 52% 55% 49% 52%
Allemagne - 26% 50% 50% 44% 44%

Le pronostic des cancers de l'œsophage et de l'estomac sont encore très médiocres : les séries hospitalières sont optimistes et ne concernent que des populations sélectionnées.

Le nombre de cancers de l'œsophage (notamment les formes dites malpighiennes) diminue régulièrement probablement en rapport avec une diminution de la consommation alcoolique forte. Cependant, on voit augmenter le nombre de adénocarcinomes du cardia pour lesquels on soupçonne des mécanismes de reflux.

Les différences entre pays suggèrent :

  • Des différences importantes dans le stade de diagnostic (possibilité de consulter rapidement des spécialistes)
  • Des différences de prise en charge thérapeutique (mortalité opératoire), comme en témoignent les différences observées à 1 an. La mortalité opératoire est aussi corrélée au stade de début de la maladie : un malade en occlusion ou avec une sténose surinfectée ne permettant pas une préparation colique correcte est évidemment plus facilement le sujet de complications post-opératoires (infection, retard à la reprise du transit, lachage des sutures, péritonite, etc..). A l'inverse, un malade opéré 'à froid' pour un petit cancer a de bien meilleures chances de suites opératoires simples.

Au Japon, où l'incidence du cancer gastrique est très grande, une politique systématique de dépistage endoscopique a été mise en place permettant des taux à 5 ans de 47%.

Pour les cancers recto-coliques, la même impression de diversité entre les pays semble répondre à des différences majeures dans les stades (possibilités de diagnostic) et dans la mortalité post-opératoire. Une étude antérieure des mêmes auteurs avait démontré que 50% de la variabilité entre les pays pouvait s'expliquer à partir des dépenses consacrées à la santé.

La politique de dépistage de ce cancer colique ne semble pas porter de fruits actuellement et reste encore un domaine de recherche.

Les pages à ouvrir suivantes concernent les résultats :

des tumeurs gynécologiques,

des cancers liés au tabac,

des tumeurs urologiques.

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