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Dernière modification effectuée
le 25 September 2010
Le burn out

La surcharge psychologique des soignants

La répétition des morts dans le service, la survenue de morts chez des jeunes personnes, les situations familiales dramatiques parfois rencontrées, la tension ou les reproches des familles sont autant de stress pour les soignants qui n'ont pas toujours la possibilité d'exprimer leur désarroi.

L'intériorisation permanente de ces traumatismes, la pudeur à les exprimer, l'absence de structure de rite et de dialogue ou simplement l'importance des deuils successifs finissent par épuiser les ressources psychologiques des soignants.

Le syndrome du burn-out s'exprime par une dépression assez typique :

  • Tristesse et pleurs,
  • Agacement à la moindre critique,
  • Doute de son efficacité et peur de mal faire,
  • Dévaluation de son idéal, démotivation
  • Agressivité vis à vis des collègues, voire des malades ou des familles
  • Perte du sommeil,
  • Troubles digestifs divers,
  • Besoin de décrocher
  • Arrêts de travail à répétition.

Le syndrome survient plus précocement et de façon plus massive en cas de difficultés personnelles ou familiales, ou en cas de fatigue excessive (horaires difficiles, absence de congés, etc.).

Il survient également plus souvent lorsque les malades ont fait des séjours prolongés ou répétés dans le service, avec notamment des périodes d'espoir thérapeutique. Ainsi, il est plutôt moins fréquent dans les services de soins palliatifs exclusifs.

Un tel syndrome nécessite une discussion sérieuse avec le cadre supérieur et un éventuel changement provisoire de poste.

Il peut survenir aussi chez le médecin confronté à des situations difficiles et qui ne prend pas assez de distance vis à vis des soins à ses malades.

L'existence d'une unité de concertation pluridisciplinaire où chaque médecin partage son expérience ou mieux l'acceptation par le médecin de participer à des groupes de parole permettent à l'équipe de mieux découvrir ces situations de burn-out des médecins, souvent dissimulés sous des propos plus ou moins agressifs vis à vis du personnel soignant.

Ce burn-out médical peut aboutir à des tentatives de suicide ou à l'alcoolisme, forme de suicide de sa fonction médicale.

La réalisation de groupes de parole, en dehors du staff ou de la transmission (qui nécessitent la réalisation d'objectifs concrets et n'autorisent pas toujours une véritable analyse des réactions des soignants aux différents deuils successifs) est un moyen de lutter contre le syndrome du burn-out.

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