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Dernière modification effectuée
le 25 September 2010
Attitude en phase palliative

Malgré les progrès constants des nouveaux traitements, la mort reste encore l'issue d'une grande minorité de malades atteints de cancers.

L'accompagnement des malades cancéreux jusqu'à la mort constitue un aspect fondamental de la tâche de l'équipe soignante en oncologie. Si les pays anglo-saxons ont réagi en créant des structures spécifiques, appelées hospices. En France, la plupart des malades cancéreux en phase terminale restent à l'hôpital qui les a soignés. Près de 75% de nos compatriotes meurent à l'hôpital.

La poursuite inopportune de soins 'curatifs'

Bien qu'intellectuellement la majorité des médecins (cancérologues ou non) soient capables de décrire les stades à partir desquels seule une attitude palliative est raisonnable, les malades reçoivent encore des chimiothérapies ou d'autres traitements dans les jours proches de leur mort, par absence de dialogue.

Or, moins de 10% des individus ainsi traités bénéficieront un peu de cette thérapeutique.

Les principales raisons de cet 'acharnement thérapeutique' sont :

  • Le refus des patients d'accepter la situation,
  • Le refus de la famille d'accepter la réalité,
  • Le désir de participer à des thérapeutiques nouvelles (phases I et phases II), qui 'peuvent toujours donner un petit espoir',
  • Une croyance injustifiée scientifiquement des médecins dans leur capacité d'améliorer la survie, les symptômes et la qualité de vie de leur patient,
  • Le refus des médecins (plus rarement des autres soignants) devant la réalité, refus d'admettre 'l'échec' ('Quand on ne peut gagner, on ne peut pas perdre'),
  • Le besoin de garder un espoir.

Malgré les améliorations importantes dans la tolérance de la chimiothérapie ou de la radiothérapie, les malades endurent des complications parfois majeures qu'ils tolèrent dans l'espoir d'une amélioration de leur survie.

Or, si on observe, pour la plupart des tumeurs solides, environ 10 à 15% de réponses, celles-ci ne se traduisent pas par une amélioration notable de la survie et pas systématiquement (comme on le proclame parfois) par une amélioration de la qualité de la vie.

La discussion réelle de l'intérêt de ces traitements se justifie encore plus en cas de malades asymptomatiques, mais ayant des signes biologiques ou radiologiques d'évolution (cf. surveillance des cancers).

Le médecin doit vraiment juger quel est l'intérêt du malade, savoir quand instituer un traitement de rattrapage ou au contraire quand l'arrêter. Parfois, cependant, la situation particulière peut entraîner des thérapeutiques scientifiquement moins fondées : dans ces cas, l'important est de ne pas nuire au patient.

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