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Dernière modification effectuée
le 25 September 2010

Consultation infirmière

La 'consultation infirmière' (notamment pour les soins spécialisés : colostomies, laryngectomies, mastectomies) constitue à ce sujet une amélioration très nette de l'information du malade.

Beaucoup de questions pratiques peuvent être réglées qui n'intéressent pas le chirurgien ou le médecin, et qui pourtant conditionnent l'efficacité et le bon fonctionnement de la stomie.

 

La psychothérapie

De nombreuses techniques de psychothérapie peuvent être utiles aux malades cancéreux : psychothérapie de groupe, relaxation, hypnose, techniques d'éducation individuelle.

Il n'y a pas de solution toute faite. Les thérapeutes doivent être intégrés dans l'équipe pluridisciplinaire de soins afin d'adapter leur discours à la situation clinique du patient.

Les techniques interventionnelles du comportement sont très utiles lors des traitements adjuvants pour aider à mieux supporter une chimiothérapie ou des traitements pénibles. Elles diminueraient les vomissements anticipés des chimiothérapies

Les associations d'anciens malades

Il faut souligner le rôle très bénéfique de la participation des associations d'anciens malades qui, lorsqu'elles proposent des visites préopératoires, permettent au malade de poser les vraies questions (celles qu'il se pose vraiment) aux vraies personnes capables de lui répondre (parce qu'elles sont passées par là), qui peuvent donner les vraies réponses (avec des mots qu'il va comprendre).

Les groupes de malades sont importants :

  • Pour être une source d'information crédible basée sur leur propre expérience personnelle
  • Démontrer les moyens positifs de faire face à la maladie et vivre malgré la maladie cancéreuse,
  • Encourager la motivation pour la rééducation et l'amélioration de l'image de soi,
  • Encourager le patient à participer à son propre traitement
  • Aider les familles à faire face à la situation clinique et savoir répondre aux questions de façon appropriée.

Parmi les associations, citons les groupes de laryngectomisés, les colostomisés et toutes autres stomies, les femmes ayant subi une mastectomie, les diverses autres associations d'anciens malades.

Les bénévoles

Les bénévoles témoignent de la solidarité d'une société à l'égard de l'un de ses membres en difficulté.

Par un acte de solidarité gratuite et volontaire (ce don de son temps est un acte libre proposé par le bénévole), le bénévolat maintient une relation amicale et permet de maintenir des liens essentiels pour préserver son statut social et relationnel. Le bénévolat lutte contre la perte de la personnalité sociale engendrée par la maladie grave et cherche à prévenir les conséquences psychologiques de l'isolement social.

Cependant, le rôle des bénévoles doit se distinguer très clairement des fonctions soignantes (y compris celles des psychologues). Leur rapport à l'institution doit être clair (statut spécifique). L'institution de soins doit garantir la qualité des bénévoles qui interviennent en son sein et veiller au respect de la confidentialité vis à vis des informations recueillies à l'occasion de leur bénévolat. Le bénévole n'ayant pas de rôle thérapeutique n'a pas besoin de renseignements médicaux pour intervenir utilement auprès du patient.

De même, les bénévoles doivent être parfaitement distingués de l'équipe d'aumonerie et leur caractère non confessionnel doit être bien affirmé.

Il est souhaitable que les bénévoles appartiennent à une association (si possible reliée à des associations nationales) qui redéfinisse avec eux leur action et leur propose une formation appropriée.

Les conseils sexologiques

Les cancers gynécologiques constituent près de 17% des cancers de la femme et aboutissent à une amputation vaginale plus ou moins importante.

La radiothérapie souvent associée y ajoute les problèmes de sécheresse vaginale rendant les rapports sexuels difficiles voire douloureux.

Le cancer du sein entraîne souvent des problèmes sexologiques en rapport avec la modification de l'image corporelle.

Savoir aborder avec les malades ces problèmes sexuels est très important : les femmes considèrent souvent que la sexualité est morte avec leur traitement. Or elles peuvent rencontrer des problèmes affectifs liés à leurs difficultés sexuelles, et cela quel que soit leur âge. Un traitement hormonal substitutif, lorsqu'il est possible, l'utilisation prudente de dilatateurs vaginaux et de pommades lubrifiantes permettent d'améliorer la situation.

Chez l'homme, l'impuissance après traitement d'un cancer prostatique, rectal ou urinaire nécessite au minimum une explication franche avec le malade, parfois l'utilisation de prothèse ou d'injections intra-caverneuses ou du Viagra. Lorsque le patient a le choix d'un type de traitement, il faut lui laisser le temps de réfléchir sur les conséquences sexuelles éventuelles des interventions proposées.

Les problèmes de stérilité doivent être évoqués systématiquement avec la chimiothérapie, certaines radiothérapies ou certains actes chirurgicaux ,mais hormis la pratique de conservation du sperme, ils sont souvent difficiles à traiter.

On pourra aussi citer tous les problèmes engendrés par les stomies dans les perturbations du schéma corporel et les répercussions psychologiques et sexologiques éventuelles

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