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Dernière modification effectuée
le 25 September 2010
Annonce du diagnostic

Aspects généraux

Il convient de prendre en compte une différence fondamentale entre le langage du médecin et celui du malade cancéreux.

Le premier parle avant tout statistique et chance d'apporter la guérison. Le malade pose la question de façon personnelle : 'vais-je guérir ?'.

Médecin
Vécu du malade
80% de survie
Je vais guérir
20% de survie
Je peux mourir

Le 'dialogue' médecin - malade

Le médecin utilise fréquemment des mots qui n'ont pas de signification pour le malade, car ils ne sont pas concrets pour lui.

Le dialogue avec d'autres soignants (notamment ceux qui sont plutôt vers le bas de la hiérarchie) est souvent plus ouvert, car le malade sait que la discussion avec cette personne soignante n'influencera pas ou peu son traitement et donc son pronostic.

Dès que le malade soupçonne une maladie cancéreuse, il va souvent fuir la vérité tout en s'accrochant avec énergie au thérapeute qui peut le sauver.

La relation avec le médecin devient une relation de dépendance, et le malade ne voudra pas poser les questions qui fâchent ou risquent de détruire le lien qui, croit-il, l'unit au médecin. Il préférera ignorer les problèmes, poser les questions ailleurs ou changer de médecin sans prévenir.

On a estimé que moins de 10% du temps de consultation d'un malade cancéreux est passé en réponse à des questions précises du malade.

Ainsi, le médecin qui annonce la mauvaise nouvelle est souvent honni : le malade, inconsciemment, lui en veut de le confronter à une réalité insoutenable. Parfois, il exprime aussi des reproches sur le retard apporté à faire le diagnostic, alors que bien souvent c'est lui, le malade qui en est responsable.

De ce fait, le médecin redoute cette confrontation avec l'homme malade, et sa façon d'annoncer le diagnostic ou le soupçon de diagnostic traduit souvent son angoisse personnelle et la crainte de mal annoncer.

L'expérience, l'apprentissage auprès de confrères plus expérimentés mais surtout la réflexion personnelle sur sa propre mort peuvent permettre au médecin d'avoir une attitude à la fois plus proche et plus détachée vis à vis de cette annonce.

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