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Dernière modification effectuée
le 25 September 2010
Conséquences de l'image publique du Cancer

Les conséquences générales de cette supposée incurabilité fatale du cancer se retrouvent à chaque étape du traitement du cancer.

Au niveau de la prévention

Les autorités publiques, malgré tous leurs discours de bonnes âmes, ne veulent pas croire en l'efficacité de la prévention du cancer, qui passe d'abord par la lutte contre le tabagisme et l'alcoolisme. Ils ne prennent pas ou difficilement les moyens pour la mettre en pratique.

Il n'existe pratiquement aucun enseignement de la prévention ou de politique de santé à l'école primaire ou secondaire. Il n'existe que quelques heures rapidement faites de prévention à la Faculté de Médecine.

Les médecins ne croient pas en la prévention.

Ils savent que c'est un bon moyen de prévenir les cancers, mais ils n'y croient pas. Il s'agit du même mécanisme de dénégation que nous retrouverons tout au long de ce chapitre. Ils fument et boivent autant sinon plus que les autres.

Les cancers du tabac, çà ne les concerne pas eux, uniquement les autres, les malades. Ils baissent les bras devant toute prévention active, sous prétexte de ne pouvoir modifier la personnalité 'pathologique' ou la 'réaction au stress moderne' ou le 'mal être psychologique' de nos concitoyens.

Les infirmières ont aussi baissé les bras, de même que la plupart des éducateurs.

Il vaut mieux se battre contre l'atome, les 'mauvaises graisses' ou les pesticides. Comme dans toute assemblée délibérante où plus la dépense est petite plus on perd du temps à prendre la décision, on préfère passer beaucoup de temps et dépenser beaucoup d'argent pour des préventions peu susceptibles de modifier la véritable physionomie du cancer.

Le cancer est une malédiction, pourquoi chercher à la prévenir ?

Au niveau du dépistage

Le dépistage ne semble pas non plus intéresser réellement les autorités, ni les médecins.

Spontanément, l'homme bien portant ne souhaite pas être examiné ou dépisté de peur que..

Les médecins, les infirmières ne se font pas dépister, alors pourquoi les autres ?

Seules quelques campagnes sont menées de ci de là, et vite décriées pour leur coût, pourtant ridicule par rapport aux dépenses en examens ou médicaments d'utilité contestable, déployés dans le traitement des cancers incurables.

Les techniques les plus compliquées ou moins efficaces (coloscopie, Hémoccult) sont prônées par les autorités de tutelle aux dépens de techniques simples (PSA dont on ne cherche pas à évaluer l'efficacité) ou efficaces (frottis cervical dont on ne cherche pas à diffuser l'utilisation rationnelle).

Seuls les mouvements féministes sont arrivés à imposer la mammographie systématique, mais le frottis cervical n'intéresse souvent que les élites et non toutes les catégories socio-professionnelles.

Les cancérophobes, qui multiplient les examens en tous genres, sont les principaux consommateurs des consultations de dépistage non organisé (en dehors d'un dépistage de masse).

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