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Dernière modification effectuée
le 7 February 2010
Schéma tumeur testsiculaire

Les exemples suivants permettent d'illustrer quelques schémas thérapeutiques pluridisciplinaires montrant l'implication des différentes thérapeutiques suivant la situation clinique.

L'exemple choisi, le cancer du testicule, bien qu'il illustre une tumeur relativement rare (20 cas de cancers testiculaires par an en Basse Normandie), est très démonstratif de l'importance de l'implication de tous les acteurs pour un bon traitement de ce type de cancer.

Fondements du protocole

On peut décrire de façon simpliste le protocole du cancer du testicule comme suit.

Les cancers du testicule peuvent histologiquement être distingués entre tumeurs séminomateuses et tumeurs non séminomateuses (pour lesquelles différentes histologies sont possibles).

Le dosage des marqueurs tumoraux est indispensable pour les tumeurs non séminomateuses après orchidectomie et permet de distinguer les formes peu importantes des formes graves (cf. courbe de J.P. DROZ).

Si la tumeur reste strictement intra-testiculaire sans atteinte de l'albuginée, l'orchidectomie est un traitement efficace et suffisant. Si la tumeur dépasse cette limite, le traitement est très différent selon l'histologie. Ce geste chirurgical est toujours indispensable : le testicule constitue une sorte de 'sanctuaire' dans lequel la chimiothérapie ne pénêtre pas facilement. La mise en place d'une prothèse bien adaptée, limite l'impact psychologique de cette castration unilatérale, sans conséquence (sauf en cas de bilatéralité) sur la puissance sexuelle ou les possibilités de procréation ultérieures.

Tant que la tumeur reste limitée aux ganglions proximaux (lombo-aortiques), la radiothérapie est efficace sur les tumeurs séminomateuses avec une dose relativement réduite de 30 Gy et à condition que toute la tumeur puisse être incluse dans le champ. Cette radiothérapie est, en général, très bien tolérée et n'induit aucune complication particulière.

Pour les tumeurs non séminomateuses ayant dépassé l'albuginée, c'est le dosage des marqueurs et le scanner qui guident la thérapeutique. Une chimiothérapie est recommandée en cas de doute sur une évolution à distance.

En cas d'évolution à distance, pour ces tumeurs, la chimiothérapie peut être soit simple (4 cures de EP) soit plus importante (en cas de marqueurs élevés ou en cas de masses très importantes).

A l'issue de cette chimiothérapie, la persistance de lésions ganglionnaires doit faire pratiquer une chirurgie d'exérèse pour éviter l'évolution à partir des résidus tumoraux. Cette chirurgie doit être prudente pour les nerfs impliqués dans l'éjaculation et situés juste en arrière des ganglions lombo-aortiques. L'absence d'éjaculation entraîne une stérilité de fait pouvant être corrigée par des prélévements in situ.

Pour les tumeurs séminomateuses métastatiques ou qui récidivent, le traitement comporte en général la même chimiothérapie que pour les tumeurs non séminomateuses.

La relecture des dossiers, et en particulier des cas qui n'évoluent pas favorablement, montre qu'à l'exception des tumeurs d'emblée gravissimes (métastases cérébrales, taux très élevés des marqueurs, tares viscérales associées empêchant une chimiothérapie efficace), les échecs thérapeutiques sont malheureusement dus à une mauvaise prise en charge des malades, une chimiothérapie irrégulière ou non rigoureuse, un encadrement insuffisant de ces patients souvent jeunes et rebelles.

Le traitement de ces malades, bien que simple apparemment, doit donc être assuré par des équipes entraînées.

Le pourcentage de guérison est proche de 100% pour les formes limitées.

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