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en collaboration avec la HAS
(loi 2004-810 du 13/8/2004)

Dernière modification effectuée
le 11 May 2010
La dispositif d'annonce

Le dispositif d’annonce s'intègre dans une démarche actuelle du respect des droits du patient.

Le patient doit pouvoir exprimer librement le consentement aux soins proposés. Si, bien sûr, cette liberté est relative compte tenu de la menace que fait planer le cancer sur la vie du patient, celui-ci peut parfois choisir entre plusieurs solutions thérapeutiques.

Pour cela, il doit être informé loyalement des différentes possibilités thérapeutiques.

Contrairement à ce que l'on croit, il est un certain nombre de traitements qui n'ont pas fait la preuve de leur supériorité par rapport à un autre et qui sont plus l'affaire des habitudes des médecins. Désormais, il convient que ce soit le choix du patient qui prévale quand aucune solution n'est franchement supérieure à une autre.

Ainsi, le tableau suivant montre quelle liberté pourrait être offerte aux patients : pour ces indications, il n'y a pas eu d'étude 'randomisée', démontrant (au sens scientifique du terme) une supériorité quelconque pour une attitude thérapeutique par rapport à l'autre.

Cancer Proposition thérapeutique Autre proposition thérapeutique
Cancer du sein
  • Tumorectomie
  • Mastectomie
Cancer du col localisé
  • Radiothérapie - Curiethérapie
  • Chirurgie
Cancer de vessie infiltrant
  • Radio-chimiothérapie
  • Prostato-Cystectomie
Cancer de prostate localisé
  • Radiothérapie - Curiethérapie
  • Prostatectomie
Cancer du larynx
  • Radiothérapie - Chimiothérapie
  • Laryngectomie
Cancers cutanés
  • Radiothérapie
  • Chirurgie

Pour certaines tumeurs (tumeur de prostate localisée), on peut même envisager une attitude de surveillance active plutôt qu'une attitude interventionnelle.

De façon un peu franche, le National Cancer Institute indique que l'expérience et la compétence des spécialistes peut varier d'un centre à l'autre, d'une ville à l'autre. Il conseille au patient de s'informer avec pugnacité pour obtenir le meilleur traitement et les meilleurs résultats. Cette façon de faire ne répond pas vraiment à notre mentalité française de confiance spontanée vis à vis des praticiens. Cependant, une bonne attitude, loin des publications plus ou moins sérieuses des grands journaux, serait la publication régulière des résultats thérapeutiques.

La maladie a tendance à nous infantiliser et à demander au médecin quelle solution il préférerait prendre s'il était à notre place. Un médecin ne va pas dire que la solution qu'il propose n'est pas bonne (ou la meilleure).

en outre, le médecin n'a pas la même expérience de vie que la personne malade (à commencer par la maladie) ; il n'a pas les mêmes sentiments, les mêmes perceptions, la même philosophie de vie. Chaque décision du patient doit être la plus personnelle possible (dans la mesure du raisonnable, compte tenu de la situation clinique).

Certains risques, certains effets secondaires sont peu importants pour un patient alors qu'ils sont primordiaux pour un autre (exemple, perdre ses cheveux ou encore sa sexualité chez l'homme âgé). D'autres personnes veulent absolument être débarassées de cette 'cochonnerie' qui lui ronge le corps et veulent un acte chirugical à tout prix. D'autres ont peur des rayons (souvenir d'une grande tante traitée avant guerre...).

L'information loyale devrait donc passer par une communication avec chacun des praticiens impliqués dans ces traitements différents, pour bien connaître le déroulé, les avantages et les inconvénients de chacune des méthodes.

La présence de la personne de confiance, auprès de la personne malade, lors des différents entretiens, devrait aussi permettre au patient de discuter ensuite des différentes possibilités offertes.

De même, les associations d'anciens malades sont des conseillers naturels (par exemple, pour les laryngectomisés) permettant de mieux combattre la maladie.

La réalisation d'espaces de rencontre et d'informations répond aussi à ce besoin de meileure connaissances.

La consultation de sites Internet n'est pas forcément la meilleure source d'informations. Tous les sites n'offrent pas toujours toutes les garanties scientifiques nécessaires (ce qu'une accréditation officielle par la HAS ou l'institut HON permet de contrôler). En outre, les sites ne concernent pas la situation personnelle du patient et émettent des avis généralistes.

Dans les feuilles jointes, seront expliquées quelques situations particulières (mais très générales) méritant discussion avant de prendre une décision.

Essai

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