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Dernière modification effectuée
le 7 February 2010
Abord scientifique de la thérapeutique

Les progrès en cancérologie nécessitent un abord scientifique du cancer.

Un certain nombre de moyens sont indispensables pour permettre cet abord, et ont été définis progressivement au cours du temps.

  • Mise en place d'une classification des cancers
  • Définition de protocoles standards, sur lequels pourront se bâtir les discussions pluridisciplinaires pour proposer toujours un traitement le plus adapté à la situation du malade dont on a la charge,
  • Suivi régulier des malades pour mesurer la survie spontanée, celle induite par les traitements et dépister les complications éventuelles,
  • Acceptation d'un dossier médical partagé, permettant un regroupement des données,
  • Définition de la méthodologie des essais thérapeutiques et mise en place de protocoles expérimentaux
  • Abord pluridisciplinaire des malades pour mettre en commun les capacités des différentes techniques de soin, et en les combinant améliorer les possibilités thérapeutiques
  • Prise en compte de l'importance des soins de suite et des soins palliatifs,
  • Prise en charge de l'aspect psychologique et social du cancer pour l'amélioration des résultats.

Tous ces 'petits' progrès, mis bout à bout, expliquent les progrès réalisés dans le traitement des malades cancéreux.

Ce ne sont pas seulement les progrès techniques qui ont permis les meilleurs résultats : la comparaison des survies entre malades traités selon un protocole défini en commun et les malades traités sans protocole par des équipes séparées montre quelles pertes de chances la mésentente ou la non-concertation des soignants, les traitements approximatifs ne tenant pas compte des possibilités des autres techniques de soins, l'absence de suivi précis, même à la maison par le médecin traitant (exemple des compressions médullaires) entraînent pour les malades.

De même, l'absence d'une prise en charge globale nuit également aux bons résultats : parfois, le malade renonce à des traitements actifs ou les recule au-delà du raisonnable 'théorique' pour des raisons qui nous paraissent secondaires, mais sont bien réelles : charge d'un membre de la famille, conséquences professionnelles, problèmes de prise en charge des soins, parfois simplement réticence psychologique vis à vis d'un acte considéré comme dégradant trop la qualité de la vie font passer le moment où le patient peut être guéri de son cancer. Si toute une équipe s'occupe du patient (notamment après une consultation 'infirmière' qui complète la consultation d'annonce par la reformulation qu'elle permet), ce genre de problèmes peut souvent être réglé de façon heureuse.

Il est inutile de parler d'éthique médicale si on ne parle pas de traitement scientifique, 'en conformité avec les règles de l'art'.

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