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Dernière modification effectuée
le 04/09/2017
Thérapeutiques spécifiques

Ces thérapeutiques ont pour but de bloquer les facteurs de croissance dont l'activité est augmentée dans de nombreuses tumeurs. Le schéma suivant permet d'élucider les différents mécanismes possibles.

Thérapies ciblées du cancer

Sur ce schéma d'une cellule tumorale est figuré un récepteur d'un facteur de croissance (tulipe bleue), situé sur la membrane cellulaire. Lorsqu'il est activé par le facteur de croissance, on observe une transmission du signal vers le noyau (flèche verte) et une activation de la transcription des protéines et enzymes nécessaires à la multiplication cellulaire.

Quatre types d'armes peuvent être conçues :

      1. Un anticorps anti-récepteur, bivalent, avec la possibilité d'activité la cytotoxicité anti-corps dépendant.
        Ce mécanisme est rempli par les différents anticorps cités dans la section précédente.
      2. On peut construire un vaccin (anticorps cytotoxique par lui-même vis à vis du récepteur).
        De tels vaccins ont été construits contre certains récepteurs des mélanomes.
      3. On peut construire un anticorps anti-récepteur et le coupler soit à un isotope radio-actif (radiothérapie métabolique spécifique) soit à un poison cellulaire très actif (comme la ricine). Une telle association est testée sous forme de rituximab conjugé.
      4. On peut construire des petites molécules qui vont se lier aux tyrosines kinases du récepteur et empêcher leur activation.

Dans les 4 cas, on observe une non transmission du signal vers le noyau.

Chacune des techniques présentent des avantages (spécificité, sensibilité), mais aussi des inconvénients (possibilité de transfert à travers les parois des vaisseaux, conjugaison aux protéines sériques, destruction par différentes protéinases, fabrication d'anticorps anti-anticorps, etc..).

Les anticorps anti-recepteur ont beaucoup bénéficié des technologies des anti-corps mono-clonaux et des techniques d'hybridation entre les immunoglobulines humaines et les immunoglobulines murines (souris). La partie variable des anticorps (celle qui reconnaît la spécificité de l'antigène est d'origine murine), la partie constante est d'origine humaine. De ce fait, on n'observe que peu de réactions allergiques ou de formation d'anticorps anti-anticorps (les fameux HAMA : Human Antibodies against Mouse Antigens).

Schéma d'un anticorps hybride
Schéma classique d'un anticorps hybride (dit 'humanisé') : la partie violette correspond à un anticorps humain (partie constante), tandis que la partie grise correspond à la partie variable d'origine murine, fabriquée par la technique des anticorps monoclonaux.

Un certain nombre de terminaisons caractérisent les noms de ces anticorps :

- mab : caractérise les anticorps monoclonaux (Monoclonal Anti Body)

- ximab : caractérise les anticorps monoclonaux chimériques ou hybrides (comme le schéma ci-dessus)

- zumab : caractérise les anticorps monoclonaux qui ont été 'humanisés' : par génie génétique à partir d'anticorps monoclonaux chimériques

- mumab : caractérise les anticorps monoclonaux humains produits par des myélomes issus de souris transgéniques.

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