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Dernière modification effectuée
le 28/11/2011
BCG Intra-vésical

Le BCG (Immucyst™) constitue un traitement non spécifique du cancer localisé, non invasif, de la vessie. Le mécanisme précis de l'action de ce bacille n'est pas bien connu, mais est probablement en rapport avec l'inflammation vésicale qu'il provoque et qui fait rejeter les cellules anormales cancéreuses de la paroi vésicale. Le BCG agit probablement en recrutant un certain nombre de cellules lymphocytaires T-Helper CD4+, T-Cytotoxique CD8+, cellules NK (natural killer) et macrophages.

Principales indications

Traitement curatif du carcinome urothélial in situ.

Traitement prophylactique des rechutes

carcinome urothélial limité à la muqueuse,

carcinome urothélial envahissant la lamina propia mais non la musculeuse de la vessie (pT1),

carcinome urothélial in situ.

Administration

Le traitement commence dans le mois suivant la biopsie ou la résection transurétrale, en l'absence de toute hématurie macroscopique.

Le traitement d'induction comprend une instillation intravésicale par semaine pendant 6 semaines. Un traitement de consolidation est institué sous forme d'une instillation mensuelle pendant 6 mois.

Une sonde urétrale est mise en place dans la vessie dans les conditions chirurgicales d'asepsie. Après drainage de la vessie, on instille lentement la suspension d'environ 50 ml de BCG par gravité, après quoi on retire la sonde. Le malade reste allongé pendant un quart d'heure, éventuellement en se mettant sur les deux côtés et sur le ventre. Puis il peut se lever.

Il élimine le produit au bout de deux heures.

Efficacité du BCG dans la prévention des rechutes de carcinome in situ de la vessie, d'après J. Patard et Coll

Complications

Réaction systémique au BCG

Il s'agit d'une pathologie granulomateuse généralisée. La mise en évidence de BCG dans des organes affectés est habituellement difficile : on parle souvent plutôt d'une réaction inflammatoire d'hypersensibilité. Dans ce tableau, on peut voir une arthrite réactionnelle allergique.

On peut observe une fièvre de l'ordre de 39°5 C pendant quelques heures, une pneumonie, une miliaire à BCG, une hépatique granulomateuse, une cystite granulomateuse.

L'instillation traumatique avec passage direct dans la circulation favorise de telles manifestations septicémiques : d'où la nécessité de respecter le délai depuis la résection, l'absence d'hématurie, la pose non traumatique de sonde urinaire et pour certains l'absence de matériels prothétiques (hanche, valves, pace-maker). En cas de manifestations systémiques prolongées, certains instituent d'emblée un traitement anti-tuberculeux.

Complications de la sphère urinaire

L'administration intravésicale du BCG provoque une réponse inflammatoire vésicale avec fièvre, hématurie, pollakiurie ou dysurie transitoires : le caractère transitoire montre que l'on obtient la réaction inflammatoire nécessaire à l'effet thérapeutique.

Cependant, on peut observer de véritables infections des voies urinaires, une contracture vésicale, une prostatite, une orchi-épididymite, voire une obstruction urétérale ou un abcès rénal. Eventuellement, on peut aboutir à un syndrome de petite vessie (mictions très fréquentes).

Un traitement systématique s'impose avec l'arrêt du traitement

Evolution à bas bruit du cancer vésical

Bien qu'il ne s'agisse pas d'une complication de la BCG -Thérapie, il faut savoir imposer des contrôles réguliers par cystoscopie aux patients après traitement par BCG. Le cancer peut ne plus être superficiel et devenir infiltrant, nécessitant une thérapeutique plus agressive.

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