Everolimus

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Formules chimiques de l'Everolimus

Formule de l'Everolimus

AMM de l'Everolimus (Afinitor™) en France

L'Everolimus vient d'obtenir son AMM européenne (et donc française) pour le traitement du cancer du rein avancé chez les patients ayant progressé sous ou après une thérapie ciblée anti-VEGF.

L'essai princeps de R.J. Motzer et coll a montré une augmentation légère de la survie sans progression (4.9 mois vs 1.9 mois). La survie globale est identique, mais les malades du bras témoin ont reçu ensuite l'Everolimus ("cross-over").

Sa facilité d'emploi (voie orale) est intéressante : la dose recommandée est de 10 mg / jour, per os, en une fois, le traitement devant être poursuivi aussi longtemps qu'un bénéfice clinique est observé ou jusqu'à la survenue d'une toxicité inacceptable. On peut éventuellement diminuer la dose à 5 mg par jour si besoin.

Autres indications

Il n'y a pas d'autres indications en France à l'heure actuelle. Environ 25 essais sont repertoriés par le National Cancer Institute.

Ils concernent :

  • d'autres situations dans le cancer du rein,
  • les glioblastomes,
  • les mélanomes non résécables,
  • le cancer du pancréas,
  • des hémopathies en rechute (lymphomes, myélomes, LMC).

Principales toxicités observées

Troubles respiratoires

  • Dyspnée, Toux dans 35% des cas (tous de grade I ou II, quelques rares cas plus sévères)
  • Présence d'un syndrome intersticiel assez fréquent avec fibrose
  • Possibilité de fièvre en faveur d'une infection pulmonaire
  • Quelques cas d'hémoptysies (grade I)
  • Lorsque des symptômes croissants apparaissent, il convient d'arrêter le traitement et de prescrire des corticoïdes
  • La reprise devra être prudente et contrôlée par les tests de diffusion du CO.

Troubles dermatologiques

  • Rash de type maculo-papuleux dans 40% des cas, (grade I ou II) ,
  • Prurit plus ou moins intense (20% des cas tous de grade I/II),
  • Acné (20% des cas de grade I/II)
  • Modifications des ongles (grade I ou II).

Toxicités hématologiques et biologiques

Elles restent pratiquement toujours de grade I ou II, sans conséquences cliniques notables.

  • Anémie : fréquente pour les grades I/II (près de 40% mais rôle de la pathologie associée), rare pour les grades III/IV (moins de 20%)
  • Leucopénie : rare (moins de 5% de grade I)
  • Thrombopénie : rare (15% de grade I).
  • Hypokaliémie (10% des cas),
  • Hyperglycémie/diabète (26 % des cas)
  • Hypercholestérolémie (25% des cas),
  • Hypophosphatémie (8% des cas).

Troubles neurologiques

  • A type de dysgueusie (15% des cas tous de grade I ou II)

Troubles digestifs

  • Aphtes buccaux jusqu'à 70% des cas.
  • Près de la moitié des patients sous évérolimus ont une stomatite.
  • Nausées et vomissements dans 20% à 40%des cas (tous de grade I ou II
  • Diarrhée dans 25% des cas (tous de grade I ou II)

Potentialisation

  • Association avec des médicaments inhibiteurs du CYP3A4.

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