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La dernière mise à jour date du 03/12/2010 !

L'alemtuzumab (Mabcampath™) est un anticorps monoclonal IgG1 kappa humanisé spécifique d'une glycoprotéine de 21-28 kD située à la surface des lymphocytes (CD52). Il s'agit d'un produit du génie génétique

La glycoprotéine CD52 est exprimée principalement à la surface des lymphocytes périphériques sanguins B et T normaux et malins ainsi que des monocytes, thymocytes et macrophages. L'antigène a été identifié dans un faible pourcentage (< 5 %) de granulocytes, mais pas dans les érythrocytes ni les plaquettes. L'alemtuzumab ne semble pas endommager les cellules souches hématopoïétiques ni les cellules progénitrices.

L'alemtuzumab provoque la lyse des lymphocytes en se liant à la glycoprotéine CD52, par l'intermédiaire d'une fixation du complément et d'une cytotoxicité à médiation cellulaire dépendante de l'anticorps.

L'indication de l'alemtuzumab est la leucémie lymphoïde chronique devenue résistante aux alkylants et à la fludarabine. Il est probable que les études thérapeutiques en cours modifieront progressivement le mode d'administration et les indications thérapeutiques.

Administration

La solution d'alemtuzumab doit être administrée en perfusion intraveineuse, en milieu hospitalier, sous contrôle d'un oncologue ou d'un hématologue confirmé, ayant à sa disposition des moyens de réanimation. (au moins pour la première perfusion).

Une prémédication avec un antalgique (paracétamol), un antihistaminique (diphénhydramine) et une corticothérapie, doit être systématiquement instaurée avant chaque perfusion d'alemtuzumab.

On redoute 'un syndrome de relargage de cytokines. La posologie initiale est faible (3 mg le J1), puis on augmente progressivement la dose (en cas de bonne tolérance) : 10 mg J2, 30 mg J3. Par la suite, la dose recommandée est de 30 mg par jour, administrée 3 fois par semaine sur une période de 12 semaines au maximum.

L'effet bénéfique est généralement observé avant la 12ème semaine. On arrête alors le traitement jusqu'à la réapparition des signes cliniques ou la preuve de l'inefficacité.

Le syndrome de relargage des cytokines

Comme pour le rituximab, on redoute un syndrome de relargage des cytokines (cf. rituximab)

Le syndrome de lyse tumorale

Ce syndrome peut s'accompagner aussi d'un syndrome de lyse tumorale (cf. rituximab).

Autres toxicités

L'importante déplétion lymphocytaire obtenue (effet pharmacologique recherché) n'est pas sans conséquence. Elle peut se prolonger assez longtemps. Le taux des lymphocytes CD4 et CD8 peut mettre jusqu'à un an pour retourner à des taux normaux.

Il existe de ce fait un risque important d'infections opportunistes, nécessitant une prophylaxie anti-infectieuse générale (triméthoprime / sulfaméthoxazole) et un traitement anti-herpétique efficace, prolongée pendant environ 2 mois. En cas d'infection, le traitement par alemtuzumab ne doit pas être repris.

Une neutropénie et une thrombopénie peuvent s'observer pendant le début du traitement (faible taux de CD52 à la surface de ces cellules).

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