Cette page a besoin d'être actualisée.

La dernière mise à jour date du 03/12/2010 !

Le [90Y]- Ibritumab tiuxétan est un radio-pharmaceutique associant un anticorps monoclonal murin IgG1 kappa recombinant, spécique de l'antigène CD20 (comme le Rituximab), couplé à un radio-isotope le 90 Ytrium, émettaur béta pur (trajet moyen des particules de 5 mm). Il est commercialisé sous le nom de Zevalin ®.

Parcequ'il se fixe spécifiquement sur les cellules porteuses de l'antigène CD 20 (et après élimination temporaire des lymphocytes B circulants par une dose de rituximab), ce traitement constitue une radiothérapie très spécifique des lésions tumorales lymphomateuses. (Chatal and co)

Indications principales

Elles ne sont pas complètement finalisées, même si des conférences de consensus ont synthétisé les indications (Dreyling and co)

On conseille plutôt une radio-immunothérapie par Ibritumab chez des sujets plutôt âgés (plus de 65 ans), présentant une rechute tardive, avec un index pronostique internation faible, 'labsence d'envahissement médullaire, une masse tumorale faible (inférieure à 5 cm), et en cas de rechute plutôt tardive.

Evidemment, ces indications vont varier au fur et à mesure que l'expérience des cliniciens croîtra.

Ainsi, on considère actuellement la possibilité d'utiliser cette radio-immunothérapie en consolidation des chimiothérapies standards de première ligne, y compris dans les les lymphomes folliculaires dits 'indolents', c'est-à-dire à évolution lente.

Tolérance du traitement

Après injection du produit de radio-immunothérapie, on observe un nadir médian de grade 3, c'est-à-dire avec un taux de polynucléaires proches de 800/mm3. Le nadir médian du taux des plaquettes est de 38.000/mm3 (grade 3), avec très peu de complications hémorragiques.

La tolérance non hématologique est bonne : rares sont les événements indésirables de grade 2 ou 3.

Il peut exister des réactions allergiques comme avec tout anticorps (voire des réactions anaphylactiques) et un syndrome de relargage des cytokines (comme avec le rituximab).

Les problèmes de radio-protection sont bien connus : le 90-Ytrium n'émet que des électrons qui sont arrêtés au bout de 5 mm : il n'y a donc pas lieu à recourir à des mesures de protection pour l'environnement comme pour les traitements à l'iode dans les cancers thyroïdiens. Il faut remarquer que l'AMM n'a pas exigé de dosimétrie post-thérapeutique comme elle l'exige pour les traitements à l'iode ou la radiothérapie en générale. Elle est cependant recommandée si le traitement a lieu à doses fortes myélo-ablatives (cf. plus bas) ou en cas de traitement répété.

Le malade masculin doit utiliser des préservatifs pour les rapports sexuels et les femmes disposer d'un moyen de contraception (pendant environ un an). On ne dispose pas de données concernant la fertilité (aussi bien masculine que féminine) après ce traitement.

Réponses

Chez des malades ayant des lymphomes non hodgkiniens folliculaires, déjà traités par (et donc réfractaires à) le rituximab, on obtien un taux de réponse globale dans près de 75% des cas, dont 15% de réponses complètes.

La durée de réponse ne dépasse pas en général 2 ans.

Association à un autre traitement : radio-immunothérapie et chimiothérapie myélo-ablative

Des associations à une chimiothérapie myélo-ablative ont été réalisées dans le cadre d'essais. Le traitement associe donc une radio-immunothérapie apportant une irradiation spécifique aux cellules lymphomateuses et une chimiothérapie myélo-ablative, c'est-à-dire à does fortes.

Aspects médico-légaux

Ce traitement doit être administré, en présence d'un radio-pharmacien, par un médecin autorisé à détenir des radio-éléments artificiels.

Compteur français