Les diphosphonates sont utilisés :

dans la prévention de l'ostéoporose induite par les traitements hormonaux

anti-aromatase au cours du cancer du sein,

anti-androgène ou castration médicale (ou chirurgicale) au cours du cancer de la prostate,

dans la prévention de nouveaux événements osseux chez des malades ayant des métastases osseuses

au cours du cancer du sein,

au cours du cancer de la prostate,

au cours du myélome multiple,

au cours du cancer du rein.

La prévention de l'ostéoporose est mesurée par la densitométrie osseuse.

Dans le cancer du sein métastatique, ces traitements montrent une efficacité de l'ordre de 41% de prévention pour le zolédronate prescrit toutes les 3 semaines en IV. Les chiffres sont un peu inférieurs avec les autres diphosphonates. La durée recommandée du traitement est de deux ans. On sait que la mortalité par cancer du sein est moindre quand il n'y a qu'une seule métastase osseuse (médiane de survie proche de 53 mois) par rapport à plusieurs, et bien entendu moindre qu'en cas d'atteinte métastatique autre (médiane de survie de l'ordre de 25 à 30 mois).

Le traitement est, en général, commencé dès l'apparition de signes cliniques.

Ce traitement prolongé nécessite une surveillance régulière de la dentition pour éviter la survenue d'ostéonécrose mandibulaire, mais également de la fonction rénale.

En cas de diminution de la clairance à la créatinine, il convient de diminuer les doses de diphosphonates, puisque leur élimination est exclusivement rénale.

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