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Dernière modification effectuée
le 28/11/2011
Autres traitements du Cancer

Dans le cancer du sein

La castration physique (en général par radiothérapie, plus rarement au cours d'une coelioscopie) a relativement peu de rôle dans le cancer du sein, en raison de la facilité avec laquelle on peut utiliser un médicament antiœstrogène.

Cependant, elle constitue un bon moyen de traitement des métastases du cancer du sein (lorsqu’on n’a pas utilisé auparavant d’antiœstrogène) : il existe un effet antalgique et de régression tumorale évident, ainsi qu’une augmentation de la survie.

Les effets secondaires sont marqués chez les femmes non ménopausées. Ils sont dus à la ménopause très brutale qui est ainsi instituée, et aux conséquences psychologiques plus ou moins marquées, surtout chez la femme jeune.

Dans le cancer de la prostate

Dans le cancer de la prostate, on observe un effet très marqué lors des récidives tumorales aussi bien au niveau des métastases osseuses (disparition très rapide des douleurs) que de la tumeur primitive (disparition des troubles urinaires).

Il ne semble pas y avoir d’intérêt à un tel traitement en cas de tumeur localisée (encore qu’un essai récent semble montrer un avantage d’une association radiothérapie hormonothérapie).

Mécanisme d'action de la castration au cours du cancer de la prostate
Schéma de l'action de la castration au cours du cancer de la prostate.

La castration est un geste chirurgical simple n'entraînant qu'une très courte hospitalisation et sans risque chirurgical majeur. Elle a un coût très réduit par rapport aux autres traitements proposés plus loin.

Les effets secondaires de la castration sont les mêmes que chez la femme : la brusque privation hormonale entraîne des bouffées de chaleur importante, un hypogonadisme de plus en plus marqué (organes génitaux externes petits, disparition de la pilosité masculine, modification de la peau), et le plus souvent une perte de la libido s'accompagnant d'une impuissance (qui peut pré-exister au cours d'un cancer de la prostate).

Il existe, en outre, des conséquences psychologiques souvent plus manifestes : beaucoup de malades sont effrayés par une telle atteinte de leur personne, (mais aussi beaucoup de médecins n'osent pas proposer une telle 'mutilation') et préfèrent utiliser une 'castration chimique' par agoniste de la LH-RH apparemment moins directement agressive.

Aussi, propose-t-on souvent une pulpectomie, qui consiste en l’ablation du parenchyme testiculaire avec conservation de la coque testiculaire, donnant une impression de conservation des organes. On peut aussi proposer la pose de prothèses (?).

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