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Dernière modification effectuée
le 28/11/2011
Autres traitements du Cancer

Les hormones stéroïdiennes (de la vitamine D aux hormones cortico-surrénaliennes) agissent par l’intermédiaire d’un récepteur spécifique, situé dans le noyau des cellules, qui interagit directement sur la synthèse protéique par leur rôle de facteur de transcription du DNA. Les récepteurs stéroïdiens sont des protéines de 427 à 984 acides aminés, avec des zones d’analogie importantes d’une espèce à l’autre et d’un récepteur à l’autre.

Récepteurs aux hormones stéroïdiennes

Schéma général de l'action des hormones stéroïdiennes au niveau des cellules cancéreuses hormono-sensibles.

Les stéroïdes, liés à des protéines plus ou moins spécifiques au niveau du sang, pénètrent librement dans la cellule cancéreuse, mais sont transportées dans le noyau par un récepteur cytosolique spécifique. Le récepteur est lié aux protéines de choc thermique.

Au niveau du noyau, le récepteur active la transcription des synthèses nécessaires à la trophicité cellulaire.

Ils possèdent plusieurs domaines d’action différents et notamment :

  • Le domaine de reconnaissance spécifique de l’hormone,
  • Le domaine de liaison avec le DNA.

Les méthodes de dosage des récepteurs utilisent :

  • Soit des techniques isotopiques de liaison d’une dose traçante d’hormone radioactive avec des extraits nucléaires,
  • Soit des techniques immunochimiques, pouvant être appliquées soit sur des extraits tissulaires, soit directement sur les coupes histologiques.

En pratique clinique, les récepteurs aux œstrogènes et à la progestérone sont recherchés quotidiennement dans les cancers du sein. Il existe une bonne corrélation entre la présence de récepteurs pour les œstrogènes dans le tissu tumoral et la réponse à l’hormonothérapie.

Importance des récepteurs sur le pronostic du cancer du sein
Rapport entre la présence de récepteurs
et la survie en cas de cancer du sein métastatique

Les récepteurs à la progestérone sont synthétisés après action des œstrogènes, et sont donc à la fois le reflet de l’action des œstrogènes et de la progestérone sur les cellules cancéreuses.

La présence de récepteurs positifs constitue un facteur pronostique évident : les malades ayant des récepteurs positifs ont une survie sans récidive plus importante que les malades n’ayant pas de récepteurs détectables.

Dans le cancer de la prostate, les récepteurs ont été moins étudiés. Il existe une conversion de la testostérone au niveau de la cellule prostatique par une 5 a réductase, la forme hormonale réduite pouvant pénétrer le noyau et interagir avec le DNA.

L’hormonothérapie va être basée sur les possibilités de couper l’interaction entre la testostérone ou ses dérivés et les facteurs de transcription induits par l’interaction hormone récepteur.

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