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Dernière modification effectuée
le 26/12/2016
Toxicités chroniques 3

Complications neurologiques

Elles peuvent consister en :

  • Neurotoxicité périphérique

    (dûe à l'Oncovin, aux autres alcaloïdes de la pervenche, mais surtout maintenant au cisplatine),

    se manifestant précocément par des fourmillements, des troubles sensitifs proprioceptifs, des troubles des réflexes. Les troubles moteurs sont rares.

    L'évolution est traînante, pas toujours réversible malgré la vitaminothérapie, notamment chez les sujets âgés.

    L'apparition de quelques signes d'alarme doit faire cesser le traitement.

  • Les paralysies des nerfs crâniens

    (dûes à l'Oncovin, au Cisplatine), elles sont beaucoup plus rares, mais tout aussi graves.

  • Ototoxicité du cisplatine

    liée à la dose unitaire et à la dose totale, constituant maintenant une des complications les plus fréquentes de ce puissant anti-mitotique.

  • Syndromes médullaires et méningés

    liés à l'administration intra-rachidienne de méthotrexate ou d'aracytine.

  • Syndromes encéphaliques

    (rares observations ponctuelles notamment avec l'holoxan, le cisplatine).

Troubles cognitifs

On décrit de mieux en mieux les troubles cognitifs variés observés après chimiothérapie.

Près de 25 à 30% des patients traités en souffriraient, même si le plus souvent l'intensité est modérée, nécessitant des tests précis pour être mis en évidence. La durée de ces troubles est le plus souvent transitoire s'étalant sur 6 à 24 mois. Ils inquiètent souvent les patients.

Un certain nombre de facteurs semblent majorer le risque de survenue : dépression, anxiété, fatigue.

On peut observer :

    • des pertes de mémoire,
    • des troubles de la mémoire verbale ou visuelle,
    • des troubles de l'attention et de la concentration,
    • un ralentissement des processus psychomoteurs,
    • une diminution des performances motrices,
    • des troubles de la visualisation spatiale.

Il n'y a pas, à l'heure actuelle, de thérapeutique corrective bien éprouvée, ni médicamenteuse, ni cognitive (exercices variés et divers).

Troubles gonadiques

Les agents alkylants, et la polychimiothérapie entraînent une aménorrhée, d'autant plus précoce et d'autant moins réversible, que la femme est proche de la ménopause. Lorsqu'elle survient, elle s'accompagne du cortège habituel à une ménopause précoce.

Certains ont proposé, lorsqu'il n'est pas contrindiqué par la pathologie cancéreuse (sein), un traitement oestro-progestatif systématique, dans le but d'éviter l'insuffisance ovarienne.

Quand l'aménorrhée est réversible, les grossesses sont possibles, et, semble-t-il, sans risque particulier de malformations.

On trouvera, dans la page jointe, une explication supplémentaire sur les méthodes de préservation de la fertilité féminine.

Les antimitotiques bloquent la spermatogenèse, et provoquent une stérilité qui peut ne pas être réversible.

Ce sont les alkylants qui sont les plus toxiques, et notamment leur association (protocole MOPP du Hodgkin).

Il convient de proposer une congélation de sperme avant le traitement, à condition que le sperme soit de qualité suffisante, ce qui n'est pas toujours le cas lors de la phase aiguë de la maladie.

Si la spermatogenèse redevient normale, les risques de malformations congénitales ne semblent pas plus importants que normalement. Les fonctions endocrines sont en général bien conservées, sauf chez les tous jeunes enfants (il convient de surveiller la survenue de la puberté, cf. M.F. Brougham et coll).

On trouvera, dans la page jointe, une explication supplémentaire sur les méthodes de préservation de la fertilité masculine.

Risques oncogènes

On observe d'assez fréquents cancers après traitement par des anti-mitotiques, et notamment les alkylants, utilisés en monochimiothérapie , pendant une longue durée (misulban, alkéran).

L'association radio-chimiothérapie dans la maladie de Hodgkin induirait un risque cumulatif de 5 à 10% de leucémies secondaires. Celles-ci sont souvent précédées d'un syndrome préleucémique. Ce risque conduit de plus en plus à proposer des polychimiothérapies intenses mais courtes.

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