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Dernière modification effectuée
le 05/02/2010
Chronic toxicities (1)

Toxicités cardiaques

Elles sont surtout caractéristiques des anthracyclines, (adriamycine), ce qui a poussé la recherche vers d'autres analogues, théoriquement moins toxiques (épirubicine, mitoxantrone).

De façon aiguë, on observe souvent des modifications électrocardiographiques plus ou moins transitoires, (modifications du segment ST, troubles de la repolarisation, troubles du rythme). De tels troubles doivent faire renforcer la surveillance cardiaque, mais n'imposent pas l'arrêt de l'adriamycine.

La cardiomyopathie chronique est par contre plus redoutable, et doit faire arrêter immédiatement l'anthracycline. On estime le risque élevé à partir de doses supérieures à 500 mg/m2, parfois moins en raison de l'âge ou de l'association avec la radiothérapie ou à l'endoxan. On essaie de dépister une telle cardiomyopathie par des examens réguliers de la fonction ventriculaire.

D'autres anti-mitotiques pourraient avoir se compliquer de nécroses myocardiques, mais de façon plus rares (Endoxan, 5FU, Cisplatine, Méthotrexate, VP 16).

Complications pulmonaires

Elles sont peu fréquentes.

C'est la bléomycine qui est responsable des accidents les plus graves : fibrose pulmonaire chronique, assez fréquente après des doses de 300 mg/m2 chez l'adulte, en principe jamais atteintes, de très mauvais pronostic. Une forme plus rare est constituée par une pneumopathie immuno-allergique, d'évolution parfois foudroyante.

Deux autres drogues ont une toxicité pulmonaire connue : le méthotrexate (en général après des traitements très prolongés), et surtout le misulban (après traitement prolongé de leucémie myéloïde chronique).

Complications digestives

La constipation est fréquente après traitement à l'Oncovin, plus rare avec l'Eldésine ou la Navelbine. Elle correspond à une neurotoxicité, et peut donner des syndromes occlusifs.

L'hépatite toxique est fréquente, le plus souvent sous forme d'élévation des enzymes (après bélustine, aracytine), parfois sous forme de cholostase (purinéthol, méthotrexate). La mithracine peut entraîner des foyers de nécrose hépatique, pouvant être responsable de troubles de la coagulation.

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