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Dernière modification effectuée
le 08/11/2010
Chimiothérapies palliatives

On attend de ces chimiothérapies qu'elles prolongent la vie des patients et qu'elle en améliore le confort.

Il y a peu de chance d'obtenir une augmentation de la durée de vie ou alors pour quelques malades qui répondent particulièrement bien au traitement.

Statistiquement, il n'y a pas grande amélioration de la survie.

Dans ce cas, il convient d'avoir une attitude prudente quant à la toxicité du traitement et aussi dans la façon dont on présente la chimiothérapie au malade et à sa famille.

Schéma explicatif des buts d'une chimiothérapie à visée palliative : explication à l'échelon d'un groupe entier de malades. En fait, le plus souvent, on retrouve une prolongation de survie d'un petit nombre de mois (voire de quelques jours). C'est dans ce cas que le dialogue avec le patient doit être efficace.
Chimiothérapie palliative inutile : dans le schéma ci-dessus, on voit que, pour un malade particulier, la chimiothérapie à visée palliative n'est pas efficace. La survie n'est pas modifiée (ici un peu diminuée par rapport à ce qu'on attendait) et le confort du patient est médiocre. Il faut arrêter une telle chimiothérapie dès qu'on s'aperçoit de son inefficacité (cf. plus bas).
Chimiothérapie à visée palliative : à l'échelon d'un malade particulier, on observe une amélioration, si possible rapide du confort (par exemple, disparition des douleurs, diminution de l'oedème, réduction d'une tumeur visible ou palpable par le patient) avec une augmentation de la survie (ici, doublement de la survie attendue). Ce n'est pas tant la diminution des marqueurs ou de la taille des métastases sur le scanner qui doit guider la thérapeutique, mais l'effet positif ressenti par le patient.

On peut ranger dans cette catégorie la chimiothérapie :

  • de la leucémie myéloïde chronique,
  • de la leucémie lymphoïde chronique,
  • du myélome,
  • des cancers du sein métastatiques,
  • des sarcomes des tissus mous,
  • des cancers de la thyroïde,
  • des mélanomes (?)

Pour ces chimiothérapie 'palliatives', la question doit être constamment posée : quel bénéfice en tire le patient pour lequel je l'ai prescrite. Si le bénéfice est nul ou si la toxicité est importante, est-il légitime de poursuivre ce traitement malgré l'envie que j'ai de traiter mon patient.

Cependant, cette appellation palliative doit parfois être révisée. Ainsi, l'augmentation de la durée de la survie peut être très importante et se rapprocher fort des chimiothérapies à visée curative (exemple : les nouvelles thérapeutiques dans la LMC ou dans le myélome).

On ne doit pas appeler chimiothérapie palliative, des chimiothérapies à l'efficacité connue douteuse, simplement parce que le patient et/ou le médecin veulent faire quelque chose (cf plus loin). Pour justifier ce terme palliatif, l'efficacité doit avoir été démontrée (de même que la radiothérapie palliative des douleurs osseuses néoplasiques a une efficacité évidente).

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