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| Chimiothérapie des cancers |
Chimiothérapies palliatives | |
On attend de ces chimiothérapies qu'elles prolongent la vie des patients et qu'elle en améliore le confort.
Il y a peu de chance d'obtenir une augmentation de la durée de vie ou alors pour quelques malades qui répondent particulièrement bien au traitement.
Statistiquement, il n'y a pas grande amélioration de la survie.
Dans ce cas, il convient d'avoir une attitude prudente quant à la toxicité
du traitement et aussi dans la façon dont on présente la chimiothérapie
au malade et à sa famille.
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| Schéma explicatif des buts d'une chimiothérapie
à visée palliative |
On peut ranger dans cette catégorie la chimiothérapie :
- de la leucémie myéloïde chronique,
- de la leucémie lymphoïde chronique,
- du myélome,
- des cancers du sein métastatiques,
- des sarcomes des tissus mous,
- des cancers de la thyroïde,
- des mélanomes (?)
Pour ces chimiothérapie 'palliatives', la question doit être constamment posée : quel bénéfice en tire le patient pour lequel je l'ai prescrite. Si le bénéfice est nul ou si la toxicité est importante, est-il légitime de poursuivre ce traitement malgré l'envie que j'ai de traiter mon patient.
Cependant, cette appellation palliative doit parfois être révisée. Ainsi, l'augmentation de la durée de la survie peut être très importante et se rapprocher fort des chimiothérapies à visée curative (exemple : les nouvelles thérapeutiques dans la LMC ou dans le myélome).
On ne doit pas appeler chimiothérapie palliative, des chimiothérapies à l'efficacité connue douteuse, simplement parce que le patient et/ou le médecin veulent faire quelque chose (cf plus bas). Pour justifier ce terme palliatif, l'efficacité doit avoir été démontrée (de même que la radiothérapie palliative des douleurs osseuses néoplasiques a une efficacité évidente).