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Dernière modification effectuée
le 10/05/2011
Chimiothérapies adjuvantes

Dans cette situation, on utilise la chimiothérapie parce qu'on sait que, statistiquement, les malades ont plus de chances de survivre avec la chimiothérapie que sans. Mais, pour un malade donné, cela n'est pas forcément vrai : les complications de la chimiothérapie peuvent venir annihiler l'effet positif attendu de la chimiothérapie.

Schéma explicatif des buts d'une chimiothérapie à visée adjuvante

Donc, dans ces cas, il ne parait pas légitime de prendre des risques trop importants, en particulier d'entraîner des épisodes aplasiques prolongés ou nécessitant des hospitalisations à répétition.

Chimiothérapie adjuvante

La chimiothérapie adjuvante est prescrite après l'acte le plus essentiel (chirurgie ou radiothérapie).

Grâce à la chimiothérapie, statistiquement, les résultats de cet acte thérapeutique essentiel sont améliorés.

Que signifie une telle amélioration quand on regarde le schéma ci-dessus ? 50% des malades sont de toute façon guérie avec ou sans chimiothérapie par le traitement initial. 40% ne vont malheureusement pas être guéri par le traitement initial ET par la chimiothérapie. Ainsi, seulement 10% des malades vont véritablement bénéficier de ce traitement adjuvant.

Ce petit nombre explique pourquoi de telles recherches sont faites, à l'heure actuelle, pour mieux connaîtres les facteurs pronostiques (notamment par les études de protéomique ou de biologie moléculaire). Ainsi on pourrait éviter la chimiothérapie pour les 50% de malades pour lesquels elle est inutile. A l'inverse, on pourrait intensifier le traitement et prendre des risques pour les 40% de malades qui, à l'heure actuelle, ne sont pas guéris grâce à la chimiothérapie. Malheureusement, jusqu'à présent, on ne peut distinguer ces catégories de malades et tous doivent recevoir le même traitement adjuvant.

Intérêt des méta-analyses pour tester l'utilité réelle de certaines chimiothérapies adjuvantes

Pour un certain nombre de situations cliniques, il est très difficile de juger de l'efficacité réelle des chimiothérapies adjuvantes. Les méta-analyses permettent de cerner l'efficacité. Leur utilisation démontre cependant que l'effet tghérapeutique est probablement assez faible (puisqu'il faut regrouper un très grand nombre de patients pour le prouver).

Lorsqu'elles sont positives, il est donc important de noter le réel progrès obtenu.

Cancer de l'estomac

Malgré la meilleur résection possible du cancer de l'estomac, 50% à 60% des malades vont mourir d'une évolution de leur maladie. De nombreux essais randomisés ont comparé la chirurgie seule à la chirurgie combinée avec une chimiothérapie adjuvante, mais il n'y a pas d'études bien signficiatives.

L'utilisation d'une méta-analyse (Méta-analyse du GASTRIC Group) retrouve 31 études de grande qualité permettant de tester l'hypothèse de l'utilité de la chimiothérapie sur 6.390 patients.

La survie globale à 5 ans est améliorée par la chimiothérapie et passe de 49,6% à 55.3%.

Sarcome des tissus mous

A l'inverse, l'étude de J.Y. Blay pour les sarcomes des tissus mous ne montre pas de différence significative que le patient reçoive un traitement adjuvant ou non.

Un certain nombre de méta-analyses ne permettent pas de recommander des chimiothérapies adjuvantes :

Par exemple,

Chimiothérapies adjuvantes reconnues

Parmi les chimiothérapies adjuvantes le plus souvent utilisées, citons :

  • des cancers du sein, (en néo-adjuvant ou en adjuvant), dont on trouvera une étude dans la page jointe
  • des cancers de la vessie,
  • des cancers colo-rectaux,
  • des cancers ORL,
  • des cancers du col.
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